À 14 mois de l'élection, le président des Républicains, Bruno Retailleau, officialise sa candidature, marquant un tournant stratégique en préemptant les rivalités au sein de son propre parti. Le 12 février, il a annoncé : "J'ai pris la décision d'être candidat à l'élection présidentielle", un engagement qui pourrait modifier l'équilibre des forces politiques, comme le rapportent plusieurs médias, dont Le Monde.
Ancien ministre de l'Intérieur, Retailleau se positionne sur une ligne clairement conservatrice, axée sur l'ordre, la prospérité et la fierté nationale. Parmi ses promesses, il envisage un référendum pour restreindre l'immigration, affirmant avec force : "Je ferai respecter l'État pour imposer l'autorité de la République. Je ne reculerai ni devant la violence ni devant la pression du politiquement correct".
Les prétendants se multiplient au sein de la droite
En prenant les devants, Retailleau a également forcé ses prétendants internes à réagir. David Lisnard, vice-président des Républicains, a plaidé pour l'organisation rapide d'une primaire ouverte, soulignant que "la multiplication des candidatures rend indispensable le rassemblement". Des figures comme Michel Barnier et Laurent Wauquiez se positionnent également pour une candidature, mais sans l'élan de Retailleau.
Pour définir les modalités de désignation d'un candidat républicain, Retailleau avait convoqué un groupe de travail. Cependant, sa décision de se présenter avant d'attendre les conclusions de ce groupe illustre sa détermination à s'imposer comme le leader de la droite. Comme l'explique le politologue Jean-Luc Parodi, "Bruno Retailleau semble vouloir marquer son territoire avant même que les discussions ne commencent".
Ce début de campagne promet d'être riche en rebondissements, et la capacité de Retailleau à unir les diverses tendances de la droite sera essentielle pour ses ambitions présidentielles. À suivre de très près.







