La taxe d’habitation, disparue en 2023 sous le mandat d’Emmanuel Macron, pourrait être réactive. La candidate socialiste Cécile Panassac envisage une version plus équitable et progressive de cet impôt, tout en suggérant que la taxe foncière soit diminuée en compensation.
Cette suppression a provoqué une hausse considérable de la taxe foncière, payée uniquement par les propriétaires et bailleurs, qui a augmenté de 40 % en dix ans, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Un projet audacieux pour Maisons-Alfort
Cécile Panassac, candidate aux élections municipales de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), affirme que sa proposition de rétablir la taxe d'habitation est nécessaire pour soutenir les propriétaires modestes, en particulier les retraités avec des revenus modestes. Elle relate qu'un propriétaire sur 20 vit en dessous du seuil de pauvreté, un chiffre alarmant comparé à la moyenne nationale qui est de 3 %.
Selon Panassac, cette nouvelle taxe d'habitation pourrait être mise en place dès qu’elle serait élue, avec l'engagement de réduire la taxe foncière. Afin de financer cette initiative, elle envisage initialement des économies dans la commande publique, évaluées à environ 4 millions d'euros.
Cependant, l'introduction de cette nouvelle taxe dépendra aussi des élections présidentielles de 2027. Si un candidat socialiste parvient à s'imposer et que cette mesure est inscrite dans son programme, le Parlement devra ensuite donner son accord. Cette réforme ne sera pas obligatoire, laissant aux maires le choix de l'appliquer ou non.
Dans un contexte marqué par une pression croissante sur les finances des ménages, ce débat sur la réintroduction de la taxe d’habitation pourrait devenir un enjeu majeur lors des prochaines élections, soulignant l’importance de la solidarité fiscale.







