Lors d'une reconstitution de sept heures, le 12 février, à Saint-Christophe-le-Jajolet, l'avocate des parties civiles, Corinne Herrmann, a mis en avant la capacité de la juge d'instruction, Sabine Khéris, à établir un lien de confiance avec Monique Olivier, l'ex-épouse de Michel Fourniret, assassiné récemment.
Cette reconstitution a suscité des avancées significatives, bien qu'elle ne marque pas la fin de l'enquête, a précisé Me Herrmann. "Monique Olivier parle désormais et semble sincèrement vouloir aider," a-t-elle déclaré en insistant sur la nécessité de continuer à explorer d'autres pistes. "Nous avons un aperçu meilleur du scénario, mais nous devons encore parcourir du chemin," a-t-elle ajouté, lançant un appel à de potentiels témoins.
Une immersion dans le passé tragique
Corinne Herrmann a qualifié cette soirée d'"album photographique" des souvenirs de Monique Olivier, où des figurants ont recréé les événements entourant l'enlèvement. Bien que cela ait été éprouvant pour la famille de Lydie Logé, représentée par une tante et une cousine lors de la reconstitution, l'avocate reste optimiste quant à la possibilité de retrouver le corps de la jeune femme pour lui offrir une sépulture digne, conforme aux souhaits de ses proches.
"C'était une horreur pour eux, car cela leur rappelle la mort de Lydie et leur confrontation avec ces deux tueurs en série," a-t-elle déclaré. Cette épreuve a ravivé des souvenirs difficiles pour la famille.
Des investigations relancées après plusieurs années de silence
Lydie Logé, mère d'un jeune garçon de sept ans, avait disparu le 18 décembre 1993, à l'âge de 29 ans, à la suite d'une sortie pour faire des courses de Noël à Argentan. Alors que deux enquêtes menées jusqu'en 2009 avaient abouti à des non-lieux, les investigations ont été réactivées en 2018, suite à des matchs ADN révélant de nouveaux éléments.
Monique Olivier, âgée de 77 ans, a été interrogée et confrontée à de potentiels lieux de sépulture. Pour sa part, Richard Delgenes, son avocat, a choisi de ne pas commenter publiquement. Patrick Lecorre, un voisin du village depuis 1988, a exprimé à l'AFP que l'arrivée de Michel Fourniret dans le dossier avait été un choc pour la communauté, initialement convaincue qu'il s'agissait simplement d'une disparition.







