La commissaire à l'Élargissement de l'UE a exprimé, lors d'une déclaration le 12 février, sa préoccupation face aux amendements législatifs proposés par la Serbie, jugés nuisibles à l'indépendance de la justice. Elle a averti que le soutien financier de l'UE pourrait être reconsidéré si ces réformes poursuivent leur chemin.
En janvier dernier, le Parlement serbe a adopté des changements sur le statut des juges et procureurs. Bien que présentés par le parti au pouvoir, le SNS, comme des mesures pour améliorer l'efficacité du système judiciaire, Bruxelles s'inquiète des répercussions potentielles sur l’indépendance judiciaire, cruciales dans le processus d'intégration de la Serbie dans l'UE.
« Nous attendons de la Serbie qu’elle stoppe la mise en application des récents amendements relatifs au pouvoir judiciaire et au ministère public, et les mette au niveau des normes de l’Union européenne », a souligné Marta Kos sur le réseau X. Elle a également précisé que l'UE est en train d'évaluer si les conditions pour un soutien financier sont toujours satisfaites.
Le versement des fonds conditionné à des réformes
La Serbie a récemment reçu une première tranche de 56,5 millions d'euros dans le cadre du Plan de croissance de l’UE pour les Balkans occidentaux, qui prévoit au total 1,6 milliard d'euros. Cependant, l'octroi de ces fonds est conditionné à des réformes, particulièrement axées sur l'indépendance judiciaire et la lutte contre la corruption.
Le ministre serbe de la Justice, Nenad Vujic, a déclaré qu'il est prêt à réexaminer les amendements si nécessaire, notamment en réponse aux recommandations de la Commission de Venise, un organe du Conseil de l'Europe dédié à l’État de droit.
Les critiques de l'opposition serbe font état d'une tentative sournoise des autorités de saper les parquets dédiés à la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, qui enquêtent sur des affaires touchant des membres influents de la direction gouvernementale.
Pour plus d'informations, consultez l'article de Ouest France.







