Le 12 février, le Bangladesh a franchi une étape significative vers la démocratie en tenant des élections légitimes, un jalon salué par la presse locale. Le Dhaka Tribune a souligné que ce scrutin législatif est le premier depuis la "révolution de la mousson" de 2024, qui a conduit à la démission de l'ancienne Première ministre Sheikh Hasina, accusée de dérives autoritaires. Son parti, la Ligue Awami, a été exclu de la compétition.
Les premiers résultats indiquent que le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) a remporté une majorité écrasante au Jatiya Sangsad, le Parlement, avec entre 213 et 216 des 300 sièges, selon divers rapports. “C'est un mandat populaire écrasant,” a déclaré un porte-parole du BNP, cité par The Daily Star.
“Le BNP est en position de former un gouvernement,” a ajouté le Prothom Alo, précisant que Tarique Rahman, le président du BNP, pourrait devenir le nouveau Premier ministre, marquant ainsi un changement majeur après près de 20 ans.
“C'est un moment historique.”
Le Jamaat-e-Islami, un parti de droite islamiste anciennement allié au BNP, a également réalisé des avancées notables, revendiquant 69 sièges. Cependant, des critiques ont été émises par un porte-parole du parti concernant “des incohérences répétées” lors du dépouillement des votes, remettant en question l'intégrité du processus
De l'optimisme à la responsabilité
En parallèle, les électeurs ont approuvé des réformes constitutionnelles lors d'un référendum qui a enregistré plus de 68 % de voix favorables, ajoutant ainsi une dimension supplémentaire à ce scrutin historique. The Daily Star a noté que ce moment pourrait symboliser un tournant crucial pour les idéaux démocratiques dans un pays qui a souffert de troubles politiques.
Pour le Dhaka Tribune, “le peuple a retrouvé sa capacité d'agir dans un environnement propice, votant avec fierté et joie.” Cependant, le quotidien met en garde contre le fait que cette euphorie doit être tempérée par la rigueur et la responsabilité des nouveaux dirigeants face aux défis tels que les pressions économiques et les vulnérabilités climatiques. “Les jours à venir doivent être consacrés à la consolidation de ce processus démocratique,” conclut l'éditorial.







