Le tribunal de Nanterre a annoncé que Patrick Balkany sera jugé la semaine du 7 avril pour deux affaires distinctes de détournement de fonds publics. Au cœur de l'une des affaires, l'ancien maire de Levallois-Perret est accusé d'avoir exploité des policiers municipaux comme chauffeurs pour des besoins personnels.
Comme l'indique Ouest-France, Patrick Balkany se retrouve de nouveau sur les bancs du tribunal, après une audience de fixation tenue le 20 février 2026. Les accusations portent sur une période s'étendant de janvier 2010 à mai 2015, period durant laquelle il occupait encore ses fonctions de maire dans cette ville cossue des Hauts-de-Seine. La première enquête a été déclenchée suite à une alerte de deux syndicats de policiers municipaux, et a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne.
Des sommes très préoccupantes
Selon l'Agence France-Presse, Patrick Balkany est également soupçonné d'avoir détourné près de 300 000 euros en rémunérant un ancien directeur du développement économique de Levallois, qui avait déjà pris sa retraite en 2012. Ce montant a été versé indûment et souligne l'ampleur des préoccupations quant à la gestion financière de la municipalité.
Des experts en droit financier soulignent l'importance de ces affaires pour la transparence des finances publiques. Ces accusations vont au-delà de simples manquements administratifs ; elles mettent en lumière des pratiques qui pourraient miner la confiance du public dans les institutions locales.
Réaction des avocats
Lé sur, avocats de l’ancien maire, ont déclaré : « Nous contestons formellement ces accusations infondées et calomnieuses ». Un message qui démontre leur volonté de défendre leur client coûte que coûte.
Mi-janvier, le tribunal d’application des peines d’Évreux a accordé une libération conditionnelle à Patrick Balkany. Cependant, le parquet a fait appel de cette décision. Le futur des affaires judiciaires de Balkany devra être suivi de près, surtout à l'approche des élections municipales.
Avec des ramifications potentielles pour l'ensemble du paysage politique local, cette affaire n'est pas seulement celle d'un homme, mais représente un enjeu crucial pour la gouvernance publique dans les Hauts-de-Seine.







