Un développement majeur dans l'affaire tragique du militant d'extrême droite, Quentin Deranque, a eu lieu jeudi. Un des individus initialement en liberté, mis en examen pour l'« homicide volontaire », a été écroué suite à une décision de la Cour d'appel, rapportée par l'AFP. La vidéo d'après-agression de la victime circulant sur internet ne fait qu'ajouter à la gravité des faits.
La chambre de l'instruction a renversé la décision antérieure du juge des libertés et de la détention, entraînant la détention provisoire de ce suspect de 25 ans, rejoignant ainsi les six autres déjà écroués. Cette affaire, qui a secoué la ville de Lyon, rappelle les tensions qui existent entre les groupes d'ultragauche et d'ultradroite.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, avait subi une agression particulièrement violente le 12 février. Plusieurs individus, masqués, l'ont frappé après un affrontement entre militants d'extrême droite et d'extrême gauche. Il n'a malheureusement pas survécu aux blessures infligées, perdant la vie deux jours après l'altercation.
Après une vague d'interpellations, six hommes ont été mis en examen, tandis qu’un autre a été accusé de « complicité ». Âgés de 20 à 26 ans, ces individus sont liés à la Jeune Garde Antifasciste, un groupe d'ultragauche fondé à Lyon en 2018, récemment dissous. Il est à noter que deux des suspects travaillent pour le député LFI Raphaël Arnault.
Mercredi, l'enquête a abouti à l'arrestation de deux autres hommes, de 22 et 26 ans, considérés comme ayant joué un rôle actif lors de l'agression. Une source proche de l’enquête a indiqué que, grâce à ces arrestations, toutes les personnes impliquées dans les coups portés à Quentin Deranque ont finalement été identifiées.
Le quotidien Le Progrès a récemment diffusé le son d'une vidéo, désormais accessible sur divers supports en ligne, montrant Quentin Deranque juste après son agression. Sur une séquence de 30 secondes, il apparaît avec du sang sur les mains, aux côtés d'un ami dans un état similaire. Ensemble, ils se dirigent vers le quai Fulchiron où une aide médicale leur sera apportée.
Lors de cette vidéo, les deux jeunes militants, bien que blessés, ne semblent pas s'exprimer. Ils sont entourés par des passants inquiets. Une dame s'inquiète pour l'état de santé de Quentin en affirmant : "Il s'est fait taper sur la tête, monsieur". Un homme narre : "C'était une bagarre organisée, il y a deux groupes qui se sont bagarrés". Ces témoignages corroborent les circonstances troublantes de cette tragédie, attisant encore plus la colère et l'inquiétude au sein de la communauté.







