Ce 5 mars, les frappes américaines et israéliennes continuent d’affecter le territoire iranien, avec des actions militaires ciblées, tant en Libye qu'à l’encontre des alliés du Golfe. Les combats semblent s'installer durablement, avec des géographies de conflit qui se précisent. L’Azerbaïdjan, jusqu'ici épargné, a été la cible d’attaques par drones iraniens.

  • Des drones iraniens frappent l’Azerbaïdjan, Bakou menace de réagir

Ce 5 mars, l’Azerbaïdjan a subi une attaque inattendue, avec des drones présumément lancés depuis l'Iran touchant Nakhitchevan et causant quatre blessés. Bien que Téhéran ait nié toute implication, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a répondu fermement, déclarant que son pays ne tolérerait pas cet acte et ordonnant à son armée de se préparer à riposter. Divers médias, dont The Guardian, relaient ces informations alarmantes.

  • Les Kurdes dans la danse ?

Les spéculations sur le rôle potentiel des Kurdes iraniens dans le conflit prennent de l'ampleur. Certains rapports, notamment ceux du BBC, évoquent des discussions avec la CIA pour une éventuelle intervention terrestre depuis l’Irak, mais des responsables kurdes, comme Nechirvan Barzani, ont démenti tout projet d’implication.

  • Incident maritime près du Koweït

Un pétrolier américain a été ciblé au large du Koweït, provoquant une explosion et une fuite de pétrole, selon le quotidien Avvenire. Bien que l'attaque ait été attribuée à Téhéran, l’UKMTO a par la suite rassuré que le navire n’avait pas subi de perte de cargaison.

  • La Chine s'inquiète des répercussions énergétiques

Face aux développements dans le Moyen-Orient, la Chine a décidé de suspendre les contrats d’exportation de carburant afin de préserver ses ressources. Comme l'indique The Straits Times, cette mesure pourrait engendrer des pénuries sur le continent asiatique.

  • Situation tendue au Liban

Les tensions sont également palpables au Liban, comme le souligne The Times of Israel. Le ministre israélien des Finances a émis de sérieuses menaces vis-à-vis du Hezbollah, évoquant une destruction comparable à celle de Gaza. Le président libanais, Joseph Aoun, a sollicité l'aide de la France à travers Emmanuel Macron pour éviter une escalade militaire, ce à quoi le président français a répondu en appelant à la retenue.