Nouveau venu sur la scène politique, Philippe Dessertine se positionne comme un candidat marquant aux élections municipales de Bordeaux, prévues en 2026. Ayant déjà enregistré près de 900 réservations pour son premier meeting au Théâtre Fémina, il semble capter l'attention des électeurs avec une approche jugée "citoyenne".
Avant de plonger dans l'arène politique, Dessertine, économiste reconnu, se vantait de son indépendance envers les partis traditionnels. Cependant, certains membres du milieu politique, dont Géraldine Amouroux, cheffe des Républicains à Bordeaux, critiquent cette posture, qualifiant sa démarche de « écran de fumée » et évoquent ses interactions passées avec des partis comme Les Républicains et Horizons. Dans Sud Ouest, Amouroux souligne les efforts de Dessertine pour attirer des soutiens au sein de son camp, ce qui donne à penser qu'il n'est pas aussi apolitique qu'il le prétend.
Une campagne qui suscite des interrogations
Lors d'une réunion de militants, Marc Lafosse, délégué du parti Horizons, faisait référence à une époque où Dessertine était plus proche du politique, notamment lors du congrès national d'Horizons à Bordeaux-Lac, en janvier dernier. De nombreux observateurs s'interrogent sur sa réelle capacité à naviguer entre ces deux mondes sans se compromettre.
Malgré ces critiques, Dessertine continue de tracer son propre chemin, se disant déterminé à mener une campagne sans étiquette. À cet égard, il attire également un soutien croissant de citoyens qui se désillusionnent des partis établis. Lors d’un entretien récent sur TV7, il a évoqué sa volonté de rester ouvert à toutes les discussions, mettant ainsi l'accent sur son engagement citoyen et dénotant une volonté de changement dans la politique locale.
Vers un nouveau modèle politique ?
Philippe Dessertine ne cache pas son ambition d’apporter une nouvelle prospérité à Bordeaux. Dans ce contexte, il appelle à un débat serein sur les questions de sécurité et de développement durable qui préoccupent les Bordelais. Il s'inspire de ses années d'expérience au sein du Comité 21, une instance pro-durable, pour élaborer son programme.
Sa campagne se distingue donc par une volonté de diversification et d'inclusion, visant à rapprocher les citoyens des décisions politiques. Cependant, cette ambition de se démarquer des schémas traditionnels pourrait-elle résister aux pressions du milieu politique ? C'est la question qui se pose alors que nous approchons d'une échéance électorale cruciale pour Bordeaux.







