La course à la mairie de Toulon accueille un septième candidat, Jean-Michel Ghiotto, qui se présente au nom de Lutte Ouvrière. Ce retraité de l'Éducation nationale prévoit de soumettre sa liste ce mardi pour les élections des 15 et 22 mars.
Bien que son annonce soit récente, Ghiotto assure qu'il a déjà entamé sa campagne en distribuant des tracts sur les marchés depuis plusieurs semaines. À 75 ans, il se positionne comme la tête de la liste Lutte Ouvrière. Il admet que son dépôt de candidature est tardif, tout en précisant : "la décision de se présenter ne l'est pas".
Ghiotto espère obtenir des sièges au conseil municipal pour "défendre les droits des travailleurs, car ce sont eux qui doivent diriger la société". Parmi ses priorités, il met en avant la question du logement, dénonçant la dégradation des conditions de vie dans les cités de Toulon et pointant du doigt la responsabilité de l'État : "Le budget municipal n'est pas infini, cela devrait être à l'État de s'en occuper". Il appelle également à soutenir les hôpitaux, qu'il décrit comme étant "à bout de souffle".
Déjà candidat en 2020
Dans un entretien accordé à ICI Provence, Ghiotto exprime ses inquiétudes face au projet de construction d'un nouveau porte-avion. "L'argent devrait plutôt être investi dans les écoles, la santé et les logements", souligne-t-il. Bien qu'il n'aborde pas directement les problématiques locales, il se dit préoccupé par les tensions internationales, s'interrogeant : "Quelles seront les conséquences sur notre programme de transports en cas de nouveau conflit ?"
Toulonnais depuis six ans, il met en avant la diversité des profils présents sur la liste Lutte Ouvrière, qui inclut ouvriers, aide-soignants, peintres en bâtiment et ingénieurs. "Des travailleurs de tous horizons", précise-t-il. Lors des municipales de 2020, il avait récolté moins d'1 % des voix. Concernant un éventuel soutien au second tour, il reste évasif, affirmant ne pas avoir donné de consigne de vote lors de la dernière élection.







