Le nom de l’ancienne ministre Marlène Schiappa se distingue dans la liste du candidat Pierre-Yves Bournazel, tandis que son père, Jean-Marc Schiappa, figure sur celle de Sophia Chikirou. Ces participations donnent une tournure singulière aux élections municipales parisiennes.Un Schiappa peut en cacher un autre. À moins de trois semaines du premier tour, l’historien Jean-Marc Schiappa se retrouve sur la liste des Insoumis de Sophia Chikirou. Ce nom, bien connu dans le paysage politique français, fait lien avec sa fille, qui fut ministre et conseillère d’Emmanuel Macron. Ceux qui attendaient une confrontation entre les deux figurent présents sur la scène politique ne seront pas déçus, car Marlène Schiappa est aussi candidate, cette fois sur la liste Horizons-Renaissance de Pierre-Yves Bournazel.
Une même famille mais des idées opposées
Alors que Pierre-Yves Bournazel s’attaque à plusieurs adversaires, dont Chikirou, cette élection s’annonce comme un affrontement familial au cours duquel deux visions politiques s’opposent. En 2018, déjà, Jean-Marc avait critiqué sa fille sur les réseaux sociaux, l’accusant d’utiliser une citation controversée de Karl Marx.
« Je n’ai hérité de rien »
À 70 ans, Jean-Marc Schiappa reste réservé sur les choix de carrière politiques de sa fille et n’a pas souhaité s’exprimer ouvertement sur la situation actuelle. Pour sa part, Marlène est plus à l’aise pour aborder ce sujet délicat. « Les filles ne sont pas obligées de voter comme leur père », affirme-t-elle. Son engagement politique est personnel, et elle souligne : « Je n’ai hérité de rien ». En attendant, la première participation électorale de sa fille de 18 ans au scrutin de mars reste un sujet de curiosité. « J’espère qu’elle votera pour moi, mais je respecte sa liberté de choix », conclut-elle en souriant.







