Tensions à Saint-Brieuc : les affiches LFI vandalisées à trois semaines des municipales

Des badges électoraux LFI victimes de dégradations à Saint-Brieuc, une campagne tendue.
Tensions à Saint-Brieuc : les affiches LFI vandalisées à trois semaines des municipales
Des croix gammées et des sigles SS ont été taguées sur des panneaux d'affichage à Saint-Brieuc le 24 février 2026 © Aucun(e)

Le 24 février 2026, à quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars à Saint-Brieuc, une dizaine de panneaux d'affichage ont été souillés par des croix gammées et des sigles SS, ciblant principalement les affiches de La France insoumise (LFI). Ces actes de dégradation sur fond de tensions croissantes depuis le début de la campagne surviennent après la mort controversée du militant d'extrême droite Quentin Deranque à Lyon.

Les premiers habitants de Saint-Brieuc ont découvert ces actes de vandalisme dans divers quartiers de la ville. Sur plusieurs panneaux, on pouvait lire "LFI", accompagnées de symboles néo-nazis et du terme "tueur", clairement destiné à intimider. Dans un communiqué intitulé "Tags sur nos affiches, le vide fasciste", la liste "Saint-Brieuc en commun" a fermement condamné ces actes, qualifiant leurs auteurs de "nostalgiques de la pire période de notre histoire". Le document insistait sur le fait que ces dégradations témoignaient de la "panique" et de la "haine" de ceux qui cherchent à étouffer le débat démocratique. Ils ont également réaffirmé leur engagement à maintenir une campagne "populaire et explicite" jusqu'au scrutin.

D'autres faits depuis le début de la campagne

Selon les porte-parole locaux de LFI, ces incidents ne sont pas des événements isolés. Depuis le début de la campagne, les attaques sur leur local de permanence se sont multipliées : trois serrures ont été endommagées, une vitrine brisée et un graffiti insultant découvert. Quatre plaintes ont déjà été enregistrées. Par ailleurs, une récente agression verbale à l'encontre d'une colistière a soulevé de vives inquiétudes. Cette dernière a été injuriée en pleine rue, renforçant l'angoisse d'un climat de violence politique. Henri Alloy, tête de liste, a déclaré : "Nous nous réservons le droit de déposer une cinquième plainte concernant ces tags".

Avec les élections municipales qui approchent, ces incidents soulignent un climat tendu et une polarisation inquiétante dans la campagne briochine. Les citoyens se préparent à voter les 15 et 22 mars 2026, espérant que la démocratie prévaudra dans un contexte si chargé.

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