Un assistant parlementaire du RN renvoyé pour des propos controversés sur les réseaux sociaux

Un assistant parlementaire RN licencié pour des publications jugées contraires aux valeurs du parti.
Un assistant parlementaire du RN renvoyé pour des propos controversés sur les réseaux sociaux
La députée Rassemblement national Lisette Pollet a affirmé avoir licencié un de ses assistants parlementaires à cause de publications contraires à ses « valeurs » sur les réseaux sociaux - Jeanne Accorsini/SIPA

De nouvelles tensions au sein du Rassemblement National. La députée Lisette Pollet a confirmé le licenciement de l'un de ses assistants parlementaires en raison de publications jugées incompatibles avec ses « valeurs ». Dans un communiqué divulgué sur X, l’élue de la Drôme a déclaré : « Ce départ fait suite à plusieurs messages publiés sur ses réseaux sociaux personnels, en contradiction avec les principes que je défends. »

« Je condamne fermement ces prises de position », a ajouté Pollet, en précisant que les messages en question n'engageaient que leur auteur. Toujours selon le député RN Jean-Philippe Tanguy, ces « contenus impardonnables » ont été diffusés sur « des comptes sous pseudonymes ». Ce licenciement soulève naturellement des interrogations quant à sa nature et ses implications.

Un passé problématique

L'assistant, identifié comme Vincent Claudin, était lié à un petit groupe d'ultradroite, Lyon Populaire, qui est actuellement sous le coup d'une procédure de dissolution, rapportent des médias tels que Mediapart. Ce dernier a mis en lumière plus de 4000 messages postés sur X, dans lesquels Claudin exprime son admiration pour le Troisième Reich et des idéaux fascistes, ainsi que des discours haineux à l'égard des juifs, des personnes racisées et des homosexuels.

Il a également été observé lors d'une marche en hommage à Quentin Deranque, au cours de laquelle des saluts nazis et des propos racistes ont été rapportés. Malgré cela, Tanguy et Pollet ont tenté de minimiser ces liens, affirmant qu'il n'existait aucune connexion entre le RN et ces groupes d’extrême droite. « Quentin était visiblement l'un de ses amis », a noté Tanguy, qualifiant de « normal » le souhait d'honorer un ami.

Des précédents inquiétants

Ce licenciement n'est pas isolé, d'autres cas au sein du RN soulèvent des préoccupations. Par exemple, Fernand Beauvillain, candidat RN à Pugnac, a été critiqué pour des messages racistes publiés entre 2022 et 2025. Alors que Tanguy affirmait n'être pas informé de ces publications, il a promis un examen approfondi du contenu. Selon le site Les Jours, Beauvillain a reconnu que certains messages étaient « maladroits » mais a défendu son intention humoristique, même si cela pourrait être perçu comme choquant.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels le Rassemblement National doit faire face en matière d'image et de cohérence interne, alors qu'il cherche à se distancier de ces idées extrêmes tout en naviguant des relations complexes avec ses membres. La vigilance semble plus que jamais de mise pour l'avenir du parti.

Lire aussi

Les municipales 2026 s'annoncent disputées à Blagnac
Découvrez les candidats aux municipales de 2026 à Blagnac. Analyse des enjeux, projets et attentes des citoyens.
00h08
Conflit en Iran : retour sur les événements marquants du 5 mars
Découvrez les faits marquants du 5 mars dans le conflit Iran-États-Unis-Israël, incluant des frappes, des menaces et des inquiétudes géopolitiques.
5 mars
Les maires dénoncent des ressemblances troublantes entre les programmes des candidats RN
Les maires de Bollène et Cavaillon dénoncent des similitudes troublantes dans les programmes des candidats RN, évoquant des plagiats et un manque de respect envers les électeurs.
5 mars
Quentin Deranque : l'homicide qui secoue Lyon, un septième suspect placé en détention
Lyon est en émoi après l'homicide de Quentin Deranque. Un septième suspect a été écroué tandis que des vidéos troublantes circulent sur internet, dévoilant les atrocités de l'agression.
5 mars
Scandale de corruption à Marseille : trois policiers municipaux sous les feux des projecteurs
À Marseille, trois policiers municipaux sont accusés de corruption passive pour avoir accepté des marchandises contrefaites. Une enquête est en cours.
5 mars
Marianne Maximi, candidate LFI, dénonce une agression sur un marché
Marianne Maximi, tête de liste LFI à Clermont-Ferrand, dénonce une agression lors d'une distribution de tracts. Elle souligne un climat de tension et les dangers de la rhétorique extrême. Les réactions affluent.
5 mars