De nouvelles tensions au sein du Rassemblement National. La députée Lisette Pollet a confirmé le licenciement de l'un de ses assistants parlementaires en raison de publications jugées incompatibles avec ses « valeurs ». Dans un communiqué divulgué sur X, l’élue de la Drôme a déclaré : « Ce départ fait suite à plusieurs messages publiés sur ses réseaux sociaux personnels, en contradiction avec les principes que je défends. »
« Je condamne fermement ces prises de position », a ajouté Pollet, en précisant que les messages en question n'engageaient que leur auteur. Toujours selon le député RN Jean-Philippe Tanguy, ces « contenus impardonnables » ont été diffusés sur « des comptes sous pseudonymes ». Ce licenciement soulève naturellement des interrogations quant à sa nature et ses implications.
Un passé problématique
L'assistant, identifié comme Vincent Claudin, était lié à un petit groupe d'ultradroite, Lyon Populaire, qui est actuellement sous le coup d'une procédure de dissolution, rapportent des médias tels que Mediapart. Ce dernier a mis en lumière plus de 4000 messages postés sur X, dans lesquels Claudin exprime son admiration pour le Troisième Reich et des idéaux fascistes, ainsi que des discours haineux à l'égard des juifs, des personnes racisées et des homosexuels.
Il a également été observé lors d'une marche en hommage à Quentin Deranque, au cours de laquelle des saluts nazis et des propos racistes ont été rapportés. Malgré cela, Tanguy et Pollet ont tenté de minimiser ces liens, affirmant qu'il n'existait aucune connexion entre le RN et ces groupes d’extrême droite. « Quentin était visiblement l'un de ses amis », a noté Tanguy, qualifiant de « normal » le souhait d'honorer un ami.
Des précédents inquiétants
Ce licenciement n'est pas isolé, d'autres cas au sein du RN soulèvent des préoccupations. Par exemple, Fernand Beauvillain, candidat RN à Pugnac, a été critiqué pour des messages racistes publiés entre 2022 et 2025. Alors que Tanguy affirmait n'être pas informé de ces publications, il a promis un examen approfondi du contenu. Selon le site Les Jours, Beauvillain a reconnu que certains messages étaient « maladroits » mais a défendu son intention humoristique, même si cela pourrait être perçu comme choquant.
Cette affaire met en lumière les défis auxquels le Rassemblement National doit faire face en matière d'image et de cohérence interne, alors qu'il cherche à se distancier de ces idées extrêmes tout en naviguant des relations complexes avec ses membres. La vigilance semble plus que jamais de mise pour l'avenir du parti.







