Au lendemain du licenciement de son assistant parlementaire Vincent Claudin, la députée du Rassemblement national (RN) Lisette Pollet a partagé ses réflexions sur BFMTV. Elle a dénoncé des messages jugés "nauséabonds" publiés par Claudin, qui comprenaient des tweets racistes, homophobes et antidémocratiques.
"Quand j'ai découvert ces publications, il était impensable pour moi de le garder dans mon équipe", a déclaré Pollet, insistant sur le fait qu'elle condamne fermement de telles prises de position. Les messages en question, a-t-elle précisé, ne reflètent pas les valeurs de son bureau.
Dans un communiqué diffusé sur X, elle a souligné que ces publications étaient en totale contradiction avec ses principes. "Je lui en veux de m'avoir menti", a-t-elle ajouté, précisant qu'une vérification de son profil avait été réalisée avant son embauche. "J'ai fait des recherches et n'ai trouvé aucune infraction", a-t-elle confié. Claudin avait tweeté sous un pseudonyme, rendant toute investigation infructueuse.
Vincent Claudin, récemment sous les feux des projecteurs, a été présenté comme un ami proche du militant nationaliste Quentin Deranque, mort lors d'affrontements politiques. Pourtant, Pollet a évidemment tenu à différencier son licenciement de la participation de Claudin aux hommages rendus au défunt. "Il n'y a aucun lien", a-t-elle affirmé, soulignant qu'il pouvait faire ce qu'il souhaitait pendant son temps libre.
Concernant les liens parfois établis entre le RN et l'ultra-droite, Pollet s'est fermement défendue. "Je ne pratique pas l'amalgame. Nous ne partageons pas certaines idées que d'autres essayent de nous attribuer", a-t-elle affirmé, clarifiant ainsi la position du RN face à ce sujet controversé.
Contacté par Mediapart, Vincent Claudin a présenté ses excuses, expliquant que ses messages relevaient d'une forme d'humour noir et de provocation.







