L'Assemblée nationale a fait un pas décisif avec l'adoption en deuxième lecture de deux propositions de loi importantes concernant les soins palliatifs et la fin de vie. Les députés de l'Indre, François Jolivet et Alix Fruchon, ont exprimé leur soutien et leurs motivations.
Le 25 février 2026, l'Assemblée nationale a adopté, lors de sa deuxième lecture, la proposition de loi relative aux soins palliatifs et d'accompagnement et la proposition de loi sur la fin de vie. La première a reçu un soutien unanime avec 491 votes favorables, tandis que la seconde a été adoptée par 299 députés contre 226 votes contre.
François Jolivet affirme son engagement
Dans un communiqué, le député de la première circonscription (Horizons & Indépendants), François Jolivet, a souligné son engagement envers l'installation rapide d'un centre de soins palliatifs dans l'Indre. Il a déclaré : « L'égalité territoriale en fin de vie n'est pas une option, mais un impératif. » Concernant l'aide à mourir, il a partagé son évolution de position en précisant : « Je suis passé de l'abstention à un vote favorable suite aux nombreuses interactions avec des concitoyens inquiets pour leur santé. » Cette évolution est, selon lui, le reflet des préoccupations de nombreux Français face à la souffrance liée à des maladies incurables.
Les réserves d'Alix Fruchon
Alix Fruchon, députée de la deuxième circonscription (apparentée Droite républicaine), a également commenté son vote sur les réseaux sociaux. Elle a indiqué être « favorable à un renforcement des moyens d'accès aux soins palliatifs, tout en soutenant l'aide à mourir, à condition qu'elle soit strictement encadrée. » Elle a posé deux conditions : « la pleine conscience de la demande et la clause de conscience pour les professionnels de santé. » Son avis est que ce texte donnera à chacun le droit de choisir la dignité dans les derniers moments de leur vie, tout en respectant les valeurs des soignants.
Vers le Sénat et la Commission mixte paritaire
Ces deux propositions de loi poursuivront leur parcours au Sénat à partir de début avril, avant d'être examinées en Commission mixte paritaire. Les députés et sénateurs se réuniront pour affiner ces textes, qui devraient être renvoyés devant l'Assemblée nationale pour un vote définitif prévu fin mai. Cette discussion représente une étape cruciale dans le débat national sur la fin de vie en France.







