Face aux récentes frappes menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran, la réponse mondiale reflète un mélange de condamnation, d'inquiétude et d'appels au dialogue. Les événements survenus le 28 février ont suscité des réactions variées parmi les leaders internationaux.
« L'Europe ne soutient pas l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, mais l'absence de condamnation ferme est notable », rapporte le quotidien espagnol El País. Les autorités de l'Union européenne, représentées par Ursula von der Leyen et Antonio Costa, ont exprimé leur préoccupation face à « des événements très inquiétants » en Iran.
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a également qualifié la situation de « périlleuse », tout en critiquant fermement le régime iranien. Selon Politico Europe, elle a insisté sur la nécessité d'une réponse diplomatique face à la montée des tensions, tout en soulignant les politiques missiles et nucléaires de Téhéran qui inquiètent de nombreux pays européens.
Réunion “urgente” du Conseil de sécurité de l’ONU
Les réactions diplomatiques montrent une inquiétude croissante quant à la possibilité de conflit dans la région. Ara souligne que « le degré de fermeté des réactions varie, mais une inquiétude généralisée est perceptible ».
À Paris, Emmanuel Macron a demandé la convocation d'une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU. Comme le précise El Mundo, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est également élevé contre « l'action militaire unilatérale » des États-Unis et d'Israël, se positionnant parmi les voix les plus critiques. Cette position répond à un besoin d'une approche plus collective et multilatérale face aux tensions.
À l'est, la Russie, principal allié de l'Iran, a qualifié les frappes d'« agression planifiée et non provoquée », renforçant les inquiétudes sur l'escalade militaire dans la région. Ara mentionne également que la relance du processus de négociation entre les États-Unis et l'Iran est compromise par cette escalade de violence.
“Grande incertitude” au Moyen-Orient
Au Canada, Mark Carney a marqué son soutien aux attaques menées par les États-Unis en affirmant qu'elles visaient à empêcher l'Iran d'accéder à des armes nucléaires, selon Le Devoir. Cependant, il semble que cette position ne soit pas partagée mondialement.
La Vanguardia conclut en évoquant l'incertitude qui règne au Moyen-Orient, avec plusieurs pays conseillant à leurs ressortissants de quitter l'Iran ou d'éviter ce pays, reflétant ainsi la complexité d'une situation toujours en évolution.







