Le samedi 28 février 2026, l'Iran est plongé dans le chaos après une attaque surprise lors de négociations diplomatiques. Dans les rues de Téhéran, les réactions sont contrastées. Alors que certains habitants expriment leur célébration, d'autres ressentent un angoissant effroi.
Tôt ce matin-là, le correspondant de Al Jazeera, Tohid Asadi, capture sur vidéo les rues de Téhéran. Au coeur d'un quartier vital pour la vie politique, il immortalise des explosions et des klaxons tumultueux résonnant à travers la ville, tandis que des colonnes de fumée s'élèvent au ciel.
Une école dévastée, des véhicules incinérés
Au fil de cette journée d'horreur, les réseaux sociaux relayent des images de véhicules en flammes, de bâtiments ravagés et d'une école anéantie, laissant place à un cratère béant d'une frappe. Selon Mojtaba Khaledi, porte-parole du Croissant rouge, plus de 20 des 31 provinces iraniennes ont subi les assauts des forces opérant sous l'égide des États-Unis et d'Israël.
Malgré la gravité des événements, des habitants osent montrer leur joie. Des proches de victimes de la répression de janvier, qui a causé la mort d'au moins 5 000 personnes, célèbrent l'attaque dans les rues de Téhéran. Des témoignages sur les réseaux sociaux, malgré les coupures d'Internet, relatent une ambiance festive, avec des femmes dansant au son des klaxons.
"Ils ont frappé !" s'écrient des étudiants dans l'enthousiasme, tandis qu'une Téhéranaise, jointe brièvement par téléphone, célèbre les pertes des figures politiques bien connues, ajoutant des cœurs à son message.
« La fête de la victoire est pour bientôt »
Une jeune femme, fervente partisane d'un retour à la monarchie avec Reza Pahlavi, fait des annonces enthousiastes sur Instagram, prédisant que "la fête de la victoire est pour bientôt". Pourtant, à côté de cet enthousiasme, la panique règne. Des milliers de Téhéranais fuient la ville, prenant la route vers les régions plus paisibles comme le Guilân, un exode qui rappelle les événements tragiques de la "guerre des douze jours" de juin dernier.
Les médias associés à l'État diffusent des scènes de rassemblements anti-américains, comme le souligne Hassan Ahamadian, professeur universitaire, contacté par Al Jazeera : "On sent que le régime iranien peut subir un dur revers".







