"Elgarrekin", qui signifie "ensemble" en basque, est le terme le plus employé dans les listes, apparaissant dans 17 d'entre elles. Au terme de ces élections qui se tiendront le 15 mars, les hommes garderont une majorité, mais la représentation féminine dans les postes de maire sera accrue.
Avec 226 listes et 4 054 candidats, la mobilisation citoyenne au sein de la Communauté d'Agglomération Pays Basque (CAPB) est impressionnante. Selon France Bleu, davantage d'organisations choisissent d'utiliser le basque dans leurs appellations, avec plus de la moitié des listes ayant un intitulé en euskara. Parmi celles-ci, 63 listes n'emploient que cette langue, alors qu'une centaine se concentre uniquement sur le français.
17 listes utilisent le mot "elgarrekin" (ensemble)
Les termes unitaires se multiplient avec 39 listes intégrant le mot "ensemble" et une dizaine optant pour "cœur" ou "bihotza". Ces noms séduisants vont d'Aldudes à Bidart, en passant par Boucau et Hasparren. Des noms tels que "Nahi dugun herria" (le village que nous voulons) illustrent la continuité de l'utilisation du basque, même entre listes aux sensibilités politiques variées.
Le mot "Elgarrekin" est particulièrement prisé, apparaissant dans des listes à Beyrie-sur-Joyeuse, Urrugne, Saint-Pée-sur-Nivelle et Méharin. La version souletine "Algarrekin" est également utilisée dans certains villages comme Sauguis-St Etienne.
Autre mot qui séduit : "ainzina" (en avant), présent dans une dizaine de communes telles que Saint-Etienne-de-Baigorry et Ostabat-Asme. D'autres mots comme "Segi" (continuer) se rencontrent également à Sare et Macaye. Par ailleurs, des combinaisons de ces termes sont visibles, comme "Elgarrekin Aintzina" à Lantabat.
Un changement de paradigme : plus de femmes maires en 2026
Les prédictions alarmistes sur la difficulté de trouver des candidates pour respecter la parité se sont révélées infondées. Dans les contrées de moins de mille habitants, les listes respectent la législation. Bien que la majorité des élus resteront des hommes, la présence féminine sur les bancs de mairie se renforce.
Aujourd'hui, 28 femmes occupent ces fonctions, et ce nombre devrait atteindre au moins 33 après le scrutin du 15 mars, grâce à des femmes en tête des listes dans des communes à candidature unique. Une imbriquement significative est constatée avec 66 femmes tête de liste, représentant un peu moins d'un tiers des candidatures.
Les élections municipales au Pays Basque permettent également à des citoyens européens de se présenter, et sur 4 054 candidats, 37 sont d'origine européenne, dont 27 détenteurs de nationalité espagnole.







