À un peu plus d’un an des élections présidentielles, le Rassemblement national (RN) semble avoir une avance significative, selon un sondage Ifop-Fiducial commandé par Sud Radio et Le Figaro. Avec des intentions de vote oscillant entre 34 et 35 %, le parti, sous l'impulsion de Marine Le Pen, pourrait atteindre jusqu'à 38 % avec Jordan Bardella en tant que candidat. Quelle que soit la figure choisie pour 2027, le RN semble très bien placé pour se qualifier au second tour.
Mais la véritable compétition pourrait se situer derrière ce frontrunner. Dans le camp présidentiel, Édouard Philippe se démarque avec une popularité de 16 %, pouvant grimper jusqu'à 23 % si une candidature unifiée du centre s'avérait. Cependant, il est encore largement distancé par Bardella, avec un écart de 14 points. La décision de Philippe de se lancer dans l'arène électorale dépendra de sa reconduction à la mairie du Havre, une condition qu'il a lui-même énoncée.
Retailleau remobilise l’électorat LR
À droite, Bruno Retailleau cherche à regagner le soutien de son électorat. Son ambition de fédérer la droite et le centre pourrait le mener à 17 %, mais isolé, il pourrait stagner autour de 10 à 13 %. Son retour en force est largement attribuable à une remobilisation des Républicains, qui avaient traversé une période difficile suite à son départ du ministère de l’Intérieur.
Du côté gauche, les tensions entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann illustrent un clivage persistant. Avec des intentions de vote autour de 10 à 13 %, aucun d'eux ne semble en mesure d'initier une dynamique porteuse. Derrière eux, des figures comme François Hollande, Olivier Faure et Marine Tondelier se partagent un espace électoral réduit, confirmant ainsi l’incapacité de la gauche à dépasser les 30 % cumulés.







