En 2025, 28 % des maires déclarent avoir subi au moins une agressivité sur les réseaux sociaux, signale une étude rendue publique par ICI, le 5 mars. Ce chiffre préoccupant est probablement "très sous-estimé".
La violence numérique touche de plein fouet les élus locaux. D’après une enquête menée par l'Association des maires de France (AMF) et le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), dévoilée par ICI le 5 mars, la tendance est à la hausse des insultes et commentaires virulents à l'encontre des édiles. Ainsi, parmi les maires, "28 % rapportaient avoir reçu au moins une attaque sur les réseaux sociaux" en 2025, une augmentation notable par rapport aux 20 % de 2020.
Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS au Cevipof, souligne que cette cybermalveillance pourrait être considérablement sous-évaluée. "Dans la vie réelle, les maires font face à un flot d'agressions. Sur les réseaux sociaux, il est rare qu'une discussion ne se termine pas par des insultes ou des attaques", précise-t-il. Selon lui, les élus qui ne signalent pas d'attaques en ligne n'ont souvent pas pris le temps de consulter les commentaires ou ne s'impliquent pas dans les échanges.
"Créer du débat et de la polémique"
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, les réseaux sociaux se révèlent cruciaux. Ils servent non seulement de plateforme d'information pour les citoyens, mais sont également utilisés par l'opposition pour "créer du débat et de la polémique", selon Olivier Costa. Ainsi, la publication d'un programme électoral peut rapidement donner lieu à une avalanche de commentaires agressifs, reflétant une lutte politique exacerbée en ligne.







