Édouard Philippe a été réélu maire du Havre lors du second tour des élections municipales qui s'est tenu dimanche 22 mars 2026. Avec 47,71% des voix, il a devancé le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (41,17%) et le représentant du Rassemblement National, Franck Keller (11,12%). Cette victoire confirme son statut dans la ville, après une performance déjà forte au premier tour avec 43% des suffrages.
Lors de sa déclaration suite à la réélection, Philippe a exprimé sa détermination à poursuivre ses engagements : "Je vais rester maire du Havre. Ceux qui espéraient me voir partir vont devoir me supporter encore un peu." Sa réélection, selon France Bleu, témoigne d'un travail acharné et d'une campagne dynamique.
Le maire sortant a reconnu la ferveur et la compétitivité du scrutin, notamment face à une "union complète de la gauche", qui a rassemblé des partis allant de LFI aux radicaux de gauche. Philippe a d'ailleurs noté que cette dynamique pourrait avoir joué en sa faveur, en dépeignant un projet clair pour l’avenir de la ville.
La question du Rassemblement National au conseil municipal
Le retour du Rassemblement National au conseil municipal ne surprend pas Édouard Philippe. "Le Rassemblement national fait des scores au niveau national, il n'est pas anormal qu'il soit représenté ici", a-t-il déclaré, en référence à leur présence au sein du conseil municipal avec trois sièges. Philippe rappelle qu’en 2014, quatre représentants du RN avaient été élus alors qu’il remportait déjà le scrutin.
En entamant son troisième mandat, Philippe établit des priorités telles que le développement du tramway, la rénovation urbaine et la transformation du centre ancien-est. "Nous poursuivrons les efforts avec les mêmes ressources que sur d'autres quartiers, comme Danton, qui ont vu une transformation significative en 15 ans", explique-t-il.
Avec cette réélection, les habitants du Havre peuvent s'attendre à une continuité dans les politiques publiques mises en place. Dans un contexte où les enjeux de ville intelligente et durable montent en puissance, Philippe présage que les six années à venir seront cruciales. En réponse à l'intensité de la campagne, il a promis de prendre "les électeurs au sérieux" tout en restant concentré sur les engagements initiaux qui ont motivé sa victoire.







