C'est un bouleversement politique majeur qui secoue le Loir-et-Cher. Jean-Pierre Gorges (LR), qui espérait obtenir un cinquième mandat, a été battu par Ladislas Vergne (DVD), un ancien adjoint de seulement 34 ans.
Le 22 mars marquera un tournant dans l'histoire de Chartres. Avec plus de 51 % des voix au second tour des élections municipales, le jeune candidat sans étiquette a mis fin à près de 22 ans de règne de Gorges, qui a été l'artisan de nombreux projets dans la ville depuis 2001.
Âgé de 72 ans, Gorges n'a pas encore fait de déclaration publique suite à sa défaite, mais il avait sans doute perçu le danger, notamment après un premier tour où il a été largement devancé par son ancien adjoint devenu conseiller municipal d'opposition.
« Le mandat de trop, ça existe. Même à Chartres »
Martine, une habitante de 62 ans, partage son analyse : « Jean-Pierre Gorges a certainement souffert de nombreuses polémiques, y compris celle de ses 42 000 euros de frais de représentation et de ses ambitions ambitieuses qui ont pourtant laissé une empreinte sur la ville. » Avec près d'un demi-milliard d'euros investis dans des infrastructures, Gorges s'était positionné comme un « maire bâtisseur » dans la région Centre-Val de Loire.
Elle admet être choquée par le résultat final : « Je pensais qu'il avait la force de renverser la vapeur. Mais cela prouve que les électeurs souhaitaient un changement. Le mandat de trop, ça existe, même ici. » Le troisième candidat au second tour, l'écologiste Jean-François Bridet, a obtenu 19,02 % des voix avec sa liste « Chartres en commun ».
À travers la région, d'autres figures politiques se sont également inclinées. André Laignel, qui a dirigé Issoudun pendant 49 ans, et Jeanny Lorgeoux à Romorantin ont également perdu leurs sièges. Pendant ce temps, le Rassemblement National continue de faire des avancées, écartant Benoit Digeon (LR) de Montargis (Loiret), selon Le Parisien.







