Depuis l'année dernière, le carnaval da Rouen, autrefois célébré entre le XIVe et le XVIIe siècle, est de retour et continue de captiver les habitants. Le dimanche 29 mars, la ville s'animait avec entre 8.000 et 10.000 participants joyeux s'étant réunis au cœur de Rouen.
"L'ambiance est incroyable! C'est impressionnant de voir tout ce monde!" s’exclame une Euroise déguisée en Pikachu, accompagnée de son amie, habillée en Minnie. Les deux amies ont pris part à la grande parade qui serpentait du Vieux-Marché jusqu'à l'Hôtel de Ville.
Les organisateurs, ravis du succès de cet événement, ont constaté un afflux encore plus important que l'année dernière. « Plus de monde, plus de costumes et plus d'enthousiasme », note Antoine, membre de l'organisation de l’événement.
Une fête populaire riche en couleurs et en messages: cette deuxième édition se distingue par une multitude de costumes variés faits main, tels des personnages de dessins animés, comme Bob l'éponge. "Chaque masque en papier mâché est un vrai travail d'art!", souligne un participant avec fierté. Ce carnaval est non seulement festif, mais également un reflet de la créativité collective, comme l'explique Ludivine Journaux, l'organisatrice de l'événement, qui espère faire revivre la tradition carnavalesque en mettant en avant son aspect populaire et artistique.
Des messages politiques ont aussi animé le cortège, avec des pancartes aux slogans engagés comme « carnaval anticapitaliste », témoignant d'une prise de position citoyenne forte. "C’est une façon pour le peuple de s'exprimer et de revendiquer son pouvoir," déclare Antoine. La diversité des voix se conjugue dans la joie, faisant du carnaval un véritable espace d'expression.
Le carnaval da Rouen se présente ainsi non seulement comme un rassemblement festif mais aussi comme un acte symbolique d’appropriation collective de l’art et de l’espace public, attirant des foules de plus en plus grandes chaque année. Un signe eloquent que l’esprit carnaval, loin d’être révolu, reste vivant et vibrant dans la cité normande.







