Deux mois après que son club a été victime de vandalisme à Arques-la-Bataille, près de Dieppe, Yohann Guérain, président de l'Etoile Sportive Arquaise Football, se remémore cet incident encore présent dans son esprit. « Ils sont entrés en cassant une fenêtre et ont saccagé le vestiaire de l'arbitre, découpant tout le cuivre à leur portée », raconte-t-il, préoccupé par le climat d'insécurité qui s'installe autour des clubs.
Grâce à l'aide d'un jeune du village, Greg, la robinetterie a pu être réparée. « Les réparations ont coûté plus de cinq mille euros, remboursés par nos assurances. Mais cet événement a créé un sentiment de résignation et de dégoût, surtout quand on considère que ce n'est pas la première fois que cela se produit », poursuit Guérain, en charge du club depuis l'été 2025.
Pour les 67 licenciés, en particulier les deux équipes seniors, le retour dans leurs locaux est un soulagement, même si les incivilités persistent. « Cela existe depuis toujours et je ne pense pas qu’il y ait une période particulièrement propice aux dégradations. Quoi qu'il arrive, notre ambition de faire évoluer ce club reste intacte », assure-t-il.
Un avertissement avant le dépôt de plainte
Suite aux actes de vandalisme, Guérain a déposé plainte. Cédric Carles, président du club des Grandes-Ventes, partage un sentiment similaire et a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux concernant des incidents survenus dans leur propre club. « Des voitures rayées, de la peinture sur nos vitres, des buts renversés... Il faut vraiment manquer de respect pour faire de telles choses », s'accuse-t-il.
Il soulève également les enjeux financiers liés à ces dégradations. « Nous avons un budget de trente mille euros par an pour la gestion du club, couvrir les licences, l'entretien du terrain, les amendes... Nous ne pouvons pas nous permettre d'allouer des fonds pour réparer des actes de vandalisme », révèle Carles, qui joue un rôle clé en tant que bénévole.
Avec un centenaire à célébrer cette année, le club des Grandes-Ventes tente de surmonter ces défis tout en préservant l'esprit sportif. Face à une montée des incivilités, la solidarité et la détermination des présidents de clubs sont plus que jamais nécessaires.







