Quand la menuiserie s'électrifie : un artisan de la Sarthe réduit ses coûts

Un menuisier de La Bazoge adopte l'électrique et observe des économies impressionnantes.
Quand la menuiserie s'électrifie : un artisan de la Sarthe réduit ses coûts
Vincent Franjou, menuisier à La Bazoge, utilise un véhicule utilitaire électrique pour une partie de ses déplacements. © Radio France - Julien Penot

Dans un contexte où les prix de l'énergie explosent, Vincent Franjou, un menuisier de La Bazoge, vient de faire un choix audacieux en optant pour un véhicule entièrement électrique. Ce changement n'est pas seulement une question d'écologie, mais aussi d'économie pour son entreprise, Automatisme Franjou, qui se déplace dans toute la Sarthe.

Des économies en perspective et un véhicule adapté à son activité

Le passage à l’électricité semble particulièrement fructueux pour Franjou. Au volant de son nouvel utilitaire, il déclare : "C'est une opportunité inespérée, car le coût d'utilisation est véritablement compétitif, entre trois et cinq euros pour 100 kilomètres". L'artisan anticipe une économie annuelle conséquente, considérant que son véhicule diesel consommait près de 6000 euros de carburant chaque année, sans compter l'entretien.

Les véhicules de travail sont désormais rechargés chaque soirée sur une borne installée dans son entrepôt. Avec une autonomie de 280 kilomètres, le véhicule électrique couvre amplement les besoins de ses tournées, allant même jusqu'à Mayenne et l'Orne. "On organise la recharge quotidienne, et cela ne pose aucun souci," explique-t-il.

Vers un passage au tout électrique ?

Cependant, Vincent Franjou ne remplace pas encore tous ses vieux véhicules thermiques. La compagnie dispose encore de quatre autres utilitaires qui, à première vue, resteront thermiques. "Nous devons considérer la charge que nous transportons. Certains portails pèsent entre 200 et 300 kilos, ce qui nécessite un véhicule avec une motorisation adéquate," souligne-t-il.

Actuellement, son utilitaire électrique est acquis en leasing à raison de 240 euros par mois pendant six ans, un arrangement qui permet à l'artisan de tester la viabilité de son choix électrique. En parallèle, Franjou s'apprête à lancer une étude pour installer des panneaux photovoltaïques sur son entrepôt, une initiative jugée cruciale dans un contexte d'augmentation générale des prix de l'énergie, particulièrement aggravée par la situation au Moyen-Orient, selon un rapport de Le Monde.

Cette transition vers des solutions plus durables et économiques pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle ère pour les artisans en Sarthe, qui font face à des défis croissants en matière de coûts d'exploitation.

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