Ce samedi matin, la France a perdu une figure emblématique du cinéma. L'actrice multi-césarisée Nathalie Baye est décédée à l'âge de 77 ans, à son domicile parisien, des suites d'une maladie neurodégénérative.
Son état de santé s'était dégradé depuis l'été dernier, et dans un communiqué, sa fille Laura Smet a confirmé sa mort, survenue vendredi soir. L'actrice souffrait d'une maladie à corps de Lewy, qui affecte la motricité. Avec une filmographie impressionnante, elle avait marqué le paysage cinématographique français et international par son talent exceptionnel.
Une carrière de 50 ans jalonnée de quatre Césars
Née le 6 juillet 1948 à Mainneville, dans l'Eure, Nathalie Baye n'était pas prédestinée à une carrière artistique. Elle fait ses débuts au cinéma en 1973 dans La Nuit Américaine de François Truffaut, et obtient son premier grand succès avec Sauve qui peut (la vie) en 1980. Sa carrière l'a amenée à collaborer avec des réalisateurs prestigieux, tels que Xavier Dolan dans Juste la fin du monde et Steven Spielberg dans Arrête-moi si tu peux, où elle incarnait la mère de Leonardo DiCaprio.
Au cours de sa carrière, l'actrice a remporté quatre Césars, dont celui de la meilleure actrice pour La Balance en 1983 et Le Petit lieutenant en 2006, montrant ainsi sa capacité à séduire à la fois le public et les jurys.
De nombreux hommages
Emmanuel Macron, dans une déclaration sur X, a fait l'éloge de Nathalie Baye, affirmant : "Une comédienne avec qui nous avons aimé, rêvé, grandi". Il a rappelé son impact durable sur le cinéma français et a exprimé ses pensées pour sa famille et ses proches.
La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a aussi partagé son émotion, soulignant que Nathalie Baye a « illuminé » l'histoire du cinéma français. D'autres figures du cinéma comme Gilles Jacob et Sandrine Kiberlain ont également souligné son immense talent et son humanité. Sandrine Kiberlain a mentionné l'incroyable timbre de sa voix, qui l'a accompagnée tout au long de sa vie.
Une actrice engagée
Nathalie Baye s'est aussi battue pour des causes sociales, notamment la défense des droits des femmes et la lutte contre les violences conjugales. En 1986, elle avait participé à la première édition des Enfoirés, symbole de son engagement pour les plus vulnérables. En 2023, elle avait co-signé une tribune appelant à une réforme de la loi sur la fin de vie, démontrant ainsi son implication au-delà du cinéma.
Depuis plusieurs mois, elle n'était plus apparue publiquement, mais son héritage perdurera à travers ses œuvres et baisers d'adieu de ceux qui l'ont connue et aimée.







