Ce lundi, l’association Stéphane Lamart, engagée dans la défense des droits des animaux, a porté plainte après une découverte macabre dans un jardin de Viry-Châtillon, en Essonne. Plusieurs chèvres, en état de souffrance intense ou déjà mortes, ont été retrouvées dans des conditions effroyables.
« Des cris d’animaux déchirants, des appels à l’aide impossibles à ignorer », témoigne un membre de l’association. La plainte fait état de « cruauté envers les animaux, abattage non conforme et détention illégale de cadavres », après que des riverains aient signalé des bruits inquiétants ayant conduit à l’interpellation des forces de l’ordre.
Des animaux abattus sur place, cuisinés et commercialisés
Leur intervention a révélé un véritable charnier, potentiellement lié à un abattoir clandestin. Les animaux, ligotés et dans une détresse extrême, étaient maintenus dans des conditions inacceptables : certaines chèvres égorgées gisaient au sol, tandis que d'autres, mal en point, mouraient lors de leur transfert vers des installations vétérinaires.
Des carcasses étaient également découvertes dans un congélateur, soulevant de graves préoccupations. « Selon les premiers éléments, le suspect semblait gérer une activité de traiteur à cette adresse depuis 2024. Il est fort probable que ces animaux aient été abattus illégalement sur place, cuisinés et destinés à une vente clandestine, sans respect des normes sanitaires », ajoute l'association Stéphane Lamart, dénonçant une dérive intolérable au plan moral et sanitaire.
Le propriétaire des lieux a été arrêté et mis en garde à vue pour les actes de cruauté signalés. L’association se constitue partie civile, et une seule chèvre a pu être sauvée. Cette dernière, « traumatisée », a été transférée dans un refuge au Normandie. Plusieurs experts en protection animale, contactés par Le Parisien, soulignent l'importance de la réglementation et de l'éducation du public pour prévenir de telles atrocités.







