Depuis octobre 2025, des mytiliculteurs de Bricqueville-sur-Mer, en Manche, expérimentent un filet innovant dans la culture des moules. Contrairement aux filets en plastique traditionnellement utilisés, ce nouveau prototype est fabriqué à partir de plastique biodégradable. L'ambition est claire : diminuer la pollution marine et limiter les déchets plastiques dans les parcs mytilicoles.
Des économies en vue pour les professionnels
Ce filet ne vise pas uniquement la protection de l'environnement ; il offre également une solution économique pour les producteurs. Laurence Hégron-Macé, en charge du pôle pêche maritime au SMEL, souligne l'importance de cette initiative en collaboration avec des chercheurs bretons et des entrepreneurs locaux. Selon elle, ce projet pourrait révolutionner la gestion des déchets dans l'industrie mytilicole.
"Il y a un enjeu environnemental majeur, mais également économique. Bien que ce filet pourrait coûter un peu plus cher à l'achat, il pourrait réduire considérablement les frais associés à l'élimination des déchets, qui peuvent atteindre jusqu'à 10 000 euros par an pour une grande entreprise", explique-t-elle.
Ce test à Bricqueville-sur-Mer pourrait bien servir de modèle pour d'autres régions françaises. En intégrant des matériaux durables, la mytiliculture pourrait se transformer en un secteur plus respectueux de l'environnement tout en étant économiquement viable. De nombreuses entreprises et institutions suivent de près ces développements, espérant que cette innovation pourrait redéfinir les standards de l'industrie maritime.







