La question de la raréfaction des palourdes préoccupe de plus en plus les passionnés de pêche à pied en Normandie. Est-elle due à la surpêche, au réchauffement climatique, ou à d'autres facteurs ? Une réponse pourrait émerger grâce à une étude de terrain qui s'étendra sur deux mois, lancée par une association de pêcheurs.
A Gouville-sur-Mer, lors d'un week-end particulièrement propice, le coefficient de marée atteint 101. Les pêcheurs se sont mobilisés, préoccupés par la diminution apparente des palourdes. Pour obtenir des résultats fiables, ils se sont associés à des scientifiques spécialisés.
Les premiers échantillons recueillis à ce jour sont plutôt rassurants. Jean-Claude Dauvin, professeur émérite d'écologie marine, affirme : "On constate une bonne croissance des palourdes. Il s'agit probablement de spécimens des années 2022 à 2025". Cependant, il souligne aussi un phénomène inquiétant : "Il existe effectivement un problème concernant les palourdes de grande taille, car la pression de la pêche se concentre sur ces dernières. La réglementation impose que les coquilles mesurent au moins 4 cm, et la collecte est limitée à 100 palourdes par jour et par pêcheur."
Une étude sur deux mois
Durant cette période d'étude, les pêcheurs sont encouragés à partager les résultats de leurs prises. Max Lecampion, président de l'Association pour une Pêche à Pied Respectueuse de la Ressource, déclare : "Nous récapitulons les quantités pêchées par chaque participant afin de vérifier scientifiquement l’état de la ressource disponibles." Cela pourrait également permettre de s'assurer que les règles en place sont respectées, ce qui est fondamental pour la préservation de cette ressource sur la côte ouest du Cotentin.
En période de grande marée, entre 5 000 et 6 000 personnes s’adonnent chaque jour à la pêche à pied dans la région, soulignant l'importance de protéger cet écosystème. Malgré les inquiétudes, il reste essentiel d'évaluer la situation avec précision et rigueur.







