Depuis décembre 2024, les conducteurs de l'A 13, qui relie Paris à Caen, bénéficient d'un système de péage « flux libre », rendant les arrêts aux barrages traditionnels obsolètes. Cependant, des limitations de vitesse demeurent autour des 14 anciennes plateformes de péage restantes, dont la déconstruction complète est prévue pour juin 2027.
La situation reste complexe, signalée par Bison Futé, le 13 mai, qui a hissé le drapeau rouge pour prévenir les usagers des ralentissements. Malgré une circulation généralement plus fluide sur les 225 kilomètres de l'autoroute, la vitesse est limitée à 70 km/h à proximité des anciennes barrières encore en place.
Jérôme Fossé, responsable des infrastructures pour la SANEF, a mentionné que les travaux avancent : "Certains sites, les plus proches de Paris, sont quasiment terminés." L'ancien péage de Buchelay est un exemple de la transformation paysagère en cours, où les usagers empruntent désormais les voies centrales. Cependant, à l'ouest, les travaux de démantèlement, comme ceux de Dozulé et Beuzeville, sont encore à l'œuvre.
"Les sites de Dozulé et Beuzeville ont été lancés tardivement en raison de la répartition des ressources et de la nécessité d'éviter un trop grand nombre de chantiers simultanés," a expliqué Fossé. Ce chantier gigantesque, réunissant environ vingt entreprises travaillant jour et nuit, vise à enlever près de 200 tonnes de matériel, incluant barrières, auvents et panneaux solaires.
Les phases complexes de démantèlement nécessiteront des travaux nocturnes, et les panneaux marquant la limite de vitesse à 130 km/h ne seront pas installés avant un an. Cette transformation vise non seulement à fluidifier le trafic, mais aussi à moderniser l'expérience des usagers sur cette artère vitale du réseau routier français.







