Le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire ciblant Dominique de Villepin suite à l’affaire des statuettes qu'il a reçues durant son passage en tant que ministre des Affaires étrangères. Cette information a été confirmée par le procureur, Pascal Prache, indiquant que l’enquête a commencé mardi, notamment pour des soupçons de recel de détournement de fonds publics.
Dimanche, l'ancien Premier ministre a admis avoir commis une « erreur » en acceptant deux statuettes, qu'il a depuis restituées. Dans une interview sur France Inter, il a exprimé son indignation face à ce qu'il percevait comme une attaque orchestrée par des proches de Nicolas Sarkozy. « C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il n'y avait à l’époque aucune réglementation concernant ce genre de situation.
Lors d'une récente émission de France 2, le lobbyiste Robert Bourgi a accusé avoir joué le rôle d’intermédiaire pour offrir à Villepin des statuettes de Napoléon, financées par Blaise Compaoré et Gian Angelo Perrucci, un homme d'affaires italien. De Villepin, en riposte, a soutenu qu'il n’y a eu aucune contrepartie pour ces cadeaux, précisant qu'il n'a jamais entretenu de lien d’affaire avec Bourgi, qui serait, selon lui, un ami de longue date de Sarkozy.
Les insinuations de Bourgi, selon De Villepin, visent à nuire à sa réputation au moment où l’ancien président fait face à des difficultés judiciaires liées à l’affaire libyenne. L’entourage de Sarkozy, de son côté, a qualifié ces affirmations de « ridicules et déplacées ».
En avril, Dominique de Villepin a affirmé son ambition de se positionner comme un candidat réunificateur pour la présidentielle de 2027, tout en restant vague sur une annonce officielle de candidature. Ces nouvelles révélations pourraient néanmoins compliquer sa trajectoire politique à l'approche des élections.







