La députée LFI Sarah Legrain a suscité une onde de choc à l'Assemblée nationale en accusant le gouvernement d'autoriser le « Canon français » à semer la terreur dans le pays. Cette déclaration a déclenché une avalanche de réactions, réaffirmant les tensions autour des événements organisés par ce collectif.
Au cours des récentes questions au gouvernement, Sarah Legrain n’a pas mâché ses mots. Elle a déclaré : « Je ne vous poserai pas de question car je n’attends rien de vous », tout en soulevant des inquiétudes concernant l'influence des milliardaires sur la culture et les atteintes à la liberté de création. « La mainmise de certains groupes médiatiques sur notre paysage culturel est alarmante », a-t-elle ajouté, établissant un lien direct entre ces influences et le climat actuel.
Cette intervention a provoqué une levée de boucliers dans l’assemblée, plusieurs députés s’étonnant de telles assertions. Dans une réaction virulente, le député Jérôme Buisson a critiqué LFI, estimant qu'elle avait « plus peur des opinels pour couper les saucissons que des sabres salafistes ». De son côté, Gilbert Collard a tourné cette sortie en dérision, insinuant que l’élue avait « un pète au casque ».
Réaction du Canon français et du gouvernement
Le collectif du Canon français a riposté avec humour, balayant les accusations d’une prétendue « terreur ». Ils ont encouragé leurs soutiens à rester « courtois » dans les débats publics. Malgré la controverse, Sarah Legrain continue de défendre sa position, décrivant son combat comme visant à exposer les « agissements violents et racistes » associés à certains événements.
Le ministre de l’Intérieur a rappelé que la capacité des préfets à interdire ces événements dépendait de l'existence d'un risque clair de trouble à l'ordre public, une réponse qui semble insuffisante pour éteindre la polémique. Les tensions politiques, désormais exacerbées, soulignent les fractures au sein du paysage médiatique et culturel français.







