La France insoumise annonce son intention de faire adopter rapidement une "loi anticoncentration des médias" si elle parvient au pouvoir en 2027. Clémence Guetté, députée LFI, souligne que cette réforme est devenue une "urgence" pour notre démocratie.
"Quand nous gagnerons en 2027, nous faisons de la diversité médiatique une priorité. Neuf milliardaires détiennent déjà 90 % des médias français. Cette situation met en péril le droit à l’information", a-t-elle déclaré lors d'une interview sur Sud Radio, en appelant à une prise de conscience collective.
Ces déclarations font suite à la réaction de Maxime Saada, PDG de Canal+, qui a annoncé son retrait d'un projet collaboratif avec 600 professionnels du cinéma critiquant son actionnaire, Vincent Bolloré. Ce dernier est accusé de diffuser des contenus favorables à l'extrême droite à travers divers médias qu'il contrôle, tels que CNews et Europe 1.
Clémence Guetté a insisté sur l’importance de réguler ce phénomène alarmant : "Bolloré, par ses investissements considérables, a la mainmise sur des chaînes de télévision, des stations de radio, la presse écrite, ainsi que l'édition et le cinéma via Canal+".
Elle a également souligné que la loi serait applicable à tous les acteurs du secteur, y compris Matthieu Pigasse, banquier engagé à gauche qui défend un projet culturel face à l'extrême droite avec son groupe Combat, propriétaire de Radio Nova. Toutefois, Guetté a remarqué que les parts de marché détenues par Bolloré et Pigasse ne sont pas comparables.
Dans une prise de parole sur France Inter, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a également exprimé son ouverture à discuter d'une nouvelle législation sur la concentration médiatique, affirmant que "dans notre démocratie, le pluralisme est essentiel". Elle a ajouté : "Si une loi doit être mise en place pour assurer cette diversité, je suis tout à fait favorable."







