Quatre mois après le passage dévastateur de la tempête Goretti sur le littoral normand, la ville de Fécamp appelle à l'aide et à la résilience pour accueillir les touristes. Dans ce contexte de relance, une ombre plane sur le réseau de réparation de pare-brises, Glass Express.
À la demande de son fondateur, Samuel Brigantino, le tribunal de commerce d'Évreux a placé l'entreprise en redressement judiciaire le 30 avril dernier. Fondée en 2013, Glass Express se trouve pourtant confronté à une situation paradoxale, avec une dette colossale de 15 millions d'euros, malgré une croissance enregistrée de 22 % au premier trimestre 2025. Cela soulève des interrogations sur la gestion financière de l'entreprise et souligne des problèmes liés aux compagnies d'assurance.
Samuel Brigantino, qui a également été candidat aux élections municipales et est désormais conseiller municipal d'opposition, a pointé du doigt les factures impayées et les retards de paiement des assureurs, qui pèsent lourdement sur la santé financière de Glass Express.
40.000 litiges en cours
Depuis la fin de l'année 2024, le fondateur dénombre plus de 40.000 litiges en cours avec ces compagnies d'assurance. Cette situation criante illustre un problème plus large au sein du secteur, où de nombreux professionnels expriment leurs frustrations face à des pratiques jugées injustes. Les experts soulignent l'importance d'une réponse collective pour soutenir les entreprises locales face à ces difficultés.
Le parcours semé d'embûches de Glass Express reflète une réalité altérée par des relations tendues entre les assureurs et les réparateurs, compromettant ainsi la pérennité d'une partie des services indispensables pour les automobilistes. L'appel à la solidarité se fait donc pressant, tant pour sauver cette entreprise emblématique que pour assurer un avenir serein à l'ensemble du secteur.







