Actuellement, l'établissement n’a qu'une infirmière à mi-temps pour 1.400 élèves, mettant ainsi en lumière la pénurie de moyens. À l'heure où la complexité des situations scolaires augmente, ces manques de personnel ont des conséquences tangibles sur le quotidien des élèves. Comme l'a souligné Marie-Hélène Gibert, professeur d'anglais depuis 20 ans, « toutes nos demandes ont été ignorées » par la Directrice académique des services de l'Éducation nationale. « On nous explique que, globalement, l’établissement s’en sort bien, mais cela ne correspond pas à notre réalité quotidienne », a-t-elle ajouté.
Les tensions croissantes, exacerbées par le manque de personnel, se traduisent par une hausse des incidents et des conflits parmi les élèves. Manda Mendes, assistant d'éducation depuis 2012, a partagé son constat : « Chaque année, nous faisons face à des effectifs plus élevés et à une population élève plus compliquée à gérer. Les bagarres et tensions se multiplient, et cela rend notre tâche d’autant plus difficile. » En effet, la nécessité de gérer une cour pleine d'élèves avec un nombre restreint de surveillants engendre un véritable stress pour ceux qui sont déjà en poste.
Les grévistes ont reçu le soutien des maires de Caudebec, Laurent Bonnaterre, et d'Elbeuf, Djoudé Mérabet, qui ont compris l'urgence de la situation. Les enseignants se réuniront dans quinze jours pour évaluer les réponses apportées à leurs revendications, et si ces dernières ne sont pas satisfaisantes, une nouvelle mobilisation sera envisagée. Selon plusieurs experts de l'éducation, il est impératif que des mesures soient prises pour garantir un environnement d'apprentissage sain et sécurisé. A ce rythme, la question des conditions de travail des enseignants et de sécurité des élèves devient cruciale, avec un appel à des réformes urgentes.







