La France est en proie à un épisode de chaleur "sans précédent" pour un mois de mai, avec une vigilance orange étendue à 13 départements ce mercredi. Les prévisions annoncent des températures allant jusqu'à 39°C jeudi, mettant en alerte les services de santé, en particulier pour les jeunes enfants et les personnes âgées.
Ce phénomène de chaleur est causé par un "dôme de chaleur" persistant, et pour la première fois en mai, la température moyenne à l'échelle nationale a atteint un record de 24,8°C, selon Météo-France. Les températures actuelles dépassent de 10 à 15 degrés les normales saisonnières, et un épisode de pollution à l'ozone est également attendu dans plusieurs régions.
Parmi les départements en alerte, du Finistère à la Manche, quatre autres en Nouvelle-Aquitaine seront soumis à des mesures strictes dès 12h ce mercredi, une période d'activités scolaires pour les écoliers. Comme le souligne Charlotte Longaive, directrice des centres de loisirs en Gironde, "nous allons faire attention, éviter les activités sportives et nous assurer que les enfants s'hydratent régulièrement".
Les températures devraient atteindre les 30 à 35°C, et localement jusqu'à 38°C dans certaines régions comme Poitou-Charentes et Languedoc, indiquent les prévisions. "Ce serait complètement inédit en mai", a ajouté Adrien Warnan, prévisionniste à Météo-France, anticipant une baisse des températures à partir de dimanche.
Les activités sportives sont également impactées, suite à des incidents malheureux survenus le week-end dernier, dont le décès d'un coureur à Paris. Des témoignages, tels que celui de Simon Amillet, moniteur de tennis à Bordeaux, illustrent les défis posés par cette chaleur intense, poussant les éducateurs à adapter leurs séances.
Sur le plan agricole, les vignerons du Bordelais doivent s'adapter aux conditions climatiques rigoureuses, avec Bernard Farges du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux avertissant d'une saison de vendanges probablement précoces cette année.
L'augmentation des températures est directement liée aux effets du changement climatique, résultant de l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère. Selon des experts, ces épisodes de chaleur deviendront plus fréquents et plus intenses à l'avenir, probalement jusqu'à un réchauffement de 2,7°C d'ici 2050.
Ce que nous vivons actuellement est probablement "le premier d'une longue série" pour cet été, a alerté la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. Face à cette situation, une réunion interministérielle présidée par le Premier ministre Sébastien Lecornu est prévue jeudi pour examiner la réponse de l'État à cette canicule.







