Ce mardi, la Bourse de New York a connu une clôture remarquable, avec des records établis pour l'indice Nasdaq et le S&P 500, grâce à l'optimisme lié aux possibles avancées diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran. L'indice Nasdaq a bondi de 1,19% et a atteint 26.656,18 points, tandis que le S&P 500 a progressé de 0,61% pour culminer à 7.519,12 points. En revanche, le Dow Jones a perdu 0,23%.
"Un appétit pour le risque domine aujourd'hui à Wall Street", note Jose Torres, analyste chez Interactive Brokers. Cet élan positif est nourri par l'espoir d'un "éventuel accord de paix" entre Washington et Téhéran, après plusieurs semaines de tensions croissantes. Le président américain, Donald Trump, a même évoqué un compromis potentiel lors du week-end dernier.
Cependant, l'Iran a accusé les États-Unis d'avoir brisé un cessez-le-feu suite à des frappes américaines sur son territoire, compliquant ainsi le paysage politique.
Sur le marché pétrolier, le baril de Brent, référence internationale, a repris de la vigueur, flirtant de nouveau avec les 100 dollars, après une période de repli notable. "Wall Street semble insensible aux incertitudes, le marché est en pleine effervescence", commente Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.
Malgré cette euphorie, les performances sectorielles se révèlent inégales. Les secteurs technologique et industriel dominent, propulsés par des valeurs comme Micron Technology, qui a grimpé de 19,29% pour dépasser les 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, suite à une réévaluation favorable par UBS.
D'autres entreprises du secteur, telles que Broadcom (+1,90%), Texas Instruments (+5,07%) et AMD (+7,78%), ont également bénéficié de cet élan. En revanche, les investisseurs sont restés prudents face à un recul de l'indice de confiance des consommateurs, reflet des impacts inflationnistes liés à la guerre au Moyen-Orient, selon un rapport récent.
Jeudi, les acteurs du marché s'attendront à la publication de l'indice d'inflation PCE pour le mois d'avril, considéré comme une référence par la Réserve fédérale américaine.
Enfin, dans le secteur automobile, la présentation d’un modèle entièrement électrique par Ferrari a déçu, entraînant une chute de 5,23% de l'action à 330,01 dollars. De même, Autozone a enregistré une forte baisse de 8,91% à 3.103,07 dollars, après des résultats financiers trimestriels en dessou de ses prévisions. En revanche, Eli Lilly est resté stable (+0,17% à 1.066,81 dollars) malgré plusieurs acquisitions pour un montant global de près de 4 milliards de dollars, visant à renforcer sa recherche contre les maladies infectieuses.







