Jean Messiha a restitué les fonds d'une cagnotte lancée en soutien aux familles des agents pénitentiaires tués lors de l'évasion de Mohamed Amra en mai 2024, après avoir été accusé d'abus de confiance.
Suite à l'attaque tragique du fourgon pénitentiaire au péage d'Incarville (Eure) le 14 mai 2024, Jean Messiha a initié une cagnotte en ligne pour soutenir les proches des deux agents pénitentiaires décédés. L'éditeur et ancien candidat municipal a exprimé son désir de permettre aux compatriotes de manifester leur solidarité envers ces héros, incarnant ainsi la République jusqu'à leur dernier souffle, comme le rapporte 20 Minutes. Cependant, près de deux ans après les faits, les familles des victimes n'avaient pas reçu les dons collectés, s'élevant à plus de 40 000 euros.
Des fonds finalement restitués après les plaintes
Accusé de plusieurs violations de la confiance, Messiha a fini par restituer la cagnotte aux veuves des agents pénitentiaires, comme l'ont rapporté leurs avocats le 28 mai. Me Matthieu Chirez a déclaré qu'il était regrettable qu'une telle restitution n'ait eu lieu qu'après des accusations publiques, soulignant l'impact médiatique de l'affaire. De manière similaire, Me Pauline Ragot, l'avocate de Mme Garcia, a trouvé déplorable que ce versement ne se soit produit qu'après l'annonce de la plainte pour abus de confiance.
Jean Messiha accuse la plateforme GoFundMe... qui lui renvoie la balle
Jean Messiha, pour sa part, évoque une supposée erreur de la plateforme GoFundMe, affirmant qu'il n'a jamais souhaité être bénéficiaire des fonds. Cependant, la plateforme a contesté cette version, précisant qu'il s'était désigné comme bénéficiaire lors de la création de la cagnotte. L'avocat de Messiha, Me Gérald Pandelon, soutient qu'aucune intention frauduleuse n'était présente, une assertion contestée par des documents consultés par Le Parisien. Ces éléments montrent que dès le lendemain du lancement de la cagnotte, Messiha a reçu près de 8 416 euros, puis 21 321 euros, et d'autres versements, soulevant des doutes sur son intégrité. Me Matthieu Chirez a commenté, notant que la simultanéité des événements soulignait la mauvaise foi de Jean Messiha.







