Prévu en novembre 2026 à la Halle d'Iraty de Biarritz, le banquet organisé par le Canon français suscite des vagues d'opposition croissante. Les événements récents à Caen, où des participants ont proféré des insultes racistes et réalisé des saluts nazis, alimentent les inquiétudes.
Au cœur des critiques se trouvent les liens entre le Canon français et Odyssée Impact, un fonds dirigé par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Édouard Stélin. Ce dernier investit massivement pour promouvoir des idées d'extrême droite en France, au travers d'initiatives controversées.
Les révélations des incidents de Caen, qui ont conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire par le procureur de la République, ajoutent à l'inquiétude des élus et des mouvements antifascistes. Ana Ezcurra, de Biarritz Berri, a directement interpellé le maire Serge Blanco, soulevant la question de la réservation de la salle pour cet événement.
« À ce jour, je peux affirmer qu'aucune menace à l'ordre public n'est avérée, » a répondu Blanco, tout en précisant que la municipalité avait informé la préfecture des développements la concernant.
Une réaction politique attendue
Ana Ezcurra a reconnu que des motifs politiques ne suffisent pas pour annuler un événement, mais a rappelé que les agissements racistes relèvent de délits. D'autres voix, comme celle de Christophe Abellano, ont exprimé des inquiétudes sur la signification politique de la tenue de cet événement.»
Des groupes antifascistes locaux annoncent déjà des actions de protestation s'ils maintiennent le banquet à Biarritz. L’alerte se renforce alors que l’avenir de cet événement reste incertain, accentuant la nécessité pour les autorités de prendre des mesures adéquates.







