De nombreux individus envisagent de s'installer à l'étranger, et face à l'ampleur de cette aventure, l'utilisation d'intelligences artificielles (IA) conversationnelles peut sembler tentante pour obtenir des informations. Cependant, cette approche pourrait s'avérer risquée, comme l'indique Kathleen Peddicord dans un article du magazine Forbes. Avec plus de quarante années d'expérience dans l'accompagnement des candidats à l'expatriation, elle met en exergue les limites des conseils d'IA.
Les systèmes comme ChatGPT, Claude ou Gemini fournissent parfois des informations erronées concernant l'expatriation. Par exemple, un client a demandé des précisions sur la présence de moustiques et les risques de dengue au Panama. Selon Kathleen, ses inquiétudes étaient disproportionnées, le Panama étant en réalité “un havre de paix économique où le dollar est utilisé et le coût de la vie est raisonnable. Ses infrastructures sont solides et son système de santé de qualité.” Cette alarmante réponse d'IA l’aurait empêché de découvrir un pays aux multiples attraits.
De plus, les informations sur l'obtention de la nationalité britannique sont souvent trompeuses, tandis qu'il a été rapporté que “ChatGPT a dirigé des voyageurs vers des localités fictives, y compris une ville de haute altitude au Pérou qui n'existe pas.” Ces anomalies s'expliquent par le fait que les modèles de langage sont sujets à des “hallucinations” et sont davantage axés sur le divertissement que sur la précision.
Choisir son pays d'expatriation demeure une décision profondément personnelle : il est essentiel de se tourner vers des témoignages d’expatriés, d'explorer le pays concerné et de se fier à ses propres impressions. Kathleen Peddicord souligne l'importance de cet aspect et rappelle que “l'IA ne peut pas anticiper vos motivations pour vivre à l'étranger, ni apprécier à votre place la culture, le climat ou la cuisine qui pourraient vous convenir.”







