Les Jeunes agriculteurs (JA) de Normandie annoncent une **mobilisation d'envergure** sur le pont de Normandie, ce lundi 5 janvier, en milieu de journée. Cette action vise à soutenir leurs cinq membres interpellés en Seine-Maritime et à exprimer leur mécontentement concernant l'accord de libre-échange avec le Mercosur, jugé défavorable aux agriculteurs français.
Après une pause durant les festivités de fin d'année, la colère des agriculteurs reste palpable. À quelques jours d'une éventuelle signature du traité entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine, les syndicats agricoles intensifient leurs actions. Pour cette rencontre, un blocus partiel du pont de Normandie est prévu, incitant ainsi l'ensemble des Jeunes agriculteurs à se joindre à cette action collective.
Ce mouvement fait suite à l'interpellation de certains membres des JA, dont le président, qui ont été retenus après avoir recouvert de bâches un radar à Rouen. Bien qu'ils aient été relâchés, cet incident est perçu par le syndicat comme un affront, marquant un appel à la résistance symbolisé par la phrase « Ni oubli, ni pardon ».
La FDSEA de la Seine-Maritime a également annoncé sa participation à cette manifestation, soulignant son opposition non seulement à l'accord avec le Mercosur, mais aussi à la récente taxe européenne sur les engrais azotés. En outre, le syndicat critique les possibles réductions des budgets destinés à la Politique agricole commune (PAC), qui est essentielle pour le soutien financier aux agriculteurs.
En parallèle, la Coordination rurale, représentée par des manifestants aux bonnets jaunes, prévoit de se rassembler le jeudi 8 janvier à Saint-Étienne-du-Rouvray, où une opération escargot est envisagée. L'objectif est de dénoncer non seulement le traité avec le Mercosur, mais aussi l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.
Pour le moment, la Confédération paysanne a choisi de ne pas organiser d'actions spécifiques en Seine-Maritime, bien qu'un appel national à la mobilisation ait été lancé. Ces divergences de stratégie entre les syndicats soulignent la complexité des tensions qui traversent le secteur agricole. Cependant, un syndicaliste a commenté : « Si la pression est conjointe, cela pourrait s'avérer efficace, même si l'organisation peut sembler désordonnée. »







