Les agriculteurs en ébullition : mécontentement face au traité Mercosur

La colère des agriculteurs s'intensifie alors que le traité Mercosur se profile à l'horizon.
Les agriculteurs en ébullition : mécontentement face au traité Mercosur

Samedi 10 janvier, après le vote des pays de l’Union européenne en faveur du traité de libre-échange avec le Mercosur, les agriculteurs français expriment leur mécontentement. Faisons le point sur les actions enclenchées.

La crise agricole s’intensifie. Après les manifestations contre l'abattage des bovins infectés par la dermatose nodulaire, la signature imminente du traité commercial avec les pays du Mercosur enflamme les esprits. Ce groupe, qui inclut l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, a reçu un soutien majoritaire des membres de l’Union européenne lors d’un vote vendredi 9 janvier 2026. Pablo Quirno, le ministre argentins des Affaires étrangères, a accueilli la nouvelle avec satisfaction, annonçant que l'accord sera signé au Paraguay le 17 janvier. Comme attendu, la France a opposé son veto, suivant les engagements d’Emmanuel Macron.

Actions et blocages : un panorama des mobilisations

Pour faire entendre leurs revendications, de nombreuses actions ont eu lieu à travers la France cette semaine. Bien que certains barrages aient été levés, comme en Côte-d’Or, d’autres régions restent en alerte. À Mont-de-Marsan et au port de Bordeaux, les agriculteurs maintiennent la pression face aux forces de l’ordre. Le blocage du dépôt pétrolier de Bassens, en Gironde, a été levé, mais à Ruffec en Charente, la RN10 demeure inaccessible. De plus, des agriculteurs s’organisent pour bloquer le port du Havre et ont même installé un barrage sur le célèbre pont de Normandie.

Des mesures jugées insuffisantes par les syndicats

Pour tenter d'apaiser les tensions, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, a annoncé le doublement du fonds d'aide pour les éleveurs de bovins touchés par la dermatose nodulaire ainsi qu'un triplement du fonds destiné à l'irrigation, totalisant 300 millions d'euros. Cependant, ces promesses n'ont pas suffi à calmer le mécontentement. Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a exprimé son désespoir, soulignant : "L’agriculture française va mourir". Les syndicats agricoles pointent du doigt l'inefficacité des réponses du gouvernement face à une crise profonde et persistante dans le secteur.

Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large où les tensions entre les agriculteurs et les politiques commerciales internationales soulèvent des questions fondamentales sur l'avenir de l'agriculture en France. Selon une étude récente menée par France Stratégie, les conséquences du traité Mercosur pourraient s'avérer néfastes pour le secteur, accentuant le risque de délocalisation et d'effondrement des prix.

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