La début d'année 2023 s'annonce complexe pour les équipes des urgences du CHU de Caen. Avec l'absence d'internes, des épidémies hivernales persistantes et la grève de certains médecins libéraux, les défis s'accumulent. La CGT du centre hospitalier a donc décidé de se manifester en saisissant la direction pour évoquer un danger "grave et imminent" pour les soignants, une démarche réglementaire qui impose une enquête de la part de l'employeur.
Les représentants syndicaux insistent sur la nécessité de pérenniser un service intermédiaire, communément appelé "salle de débordement", situé en aval des urgences. Ce dispositif, essentiel pour orienter les patients nécessitant une hospitalisation, fait cruellement défaut. En effet, les délais d'attente pour obtenir un lit contribuent à la surcharge de travail des équipes médicales, comme l'indiquent plusieurs sources médiatiques en France.
Les témoignages des soignants sont alarmants. "Nous croulons sous le poids des tâches et la qualité des soins en pâtit," confie un médecin urgentiste sous couvert d'anonymat. Cette situation soulève des interrogations sur la capacité de l'institution à intégrer suffisamment de travailleur·euses pour faire face à cette affluence inédite, exacerbée par des conditions de travail difficiles.
Éric Guérin, un expert en santé publique, appelle à une action rapide. "Il est crucial que les responsables politiques prennent conscience de l'urgence de la situation. Ignorer cette crise n'est pas une option. Les soignants et les patients méritent mieux," souligne-t-il. Les syndicats ne comptent pas céder et continuent de mobiliser pour des solutions pérennes face à cette crise des urgences, qui pourrait se répercuter sur l'ensemble du système de santé.







