À partir de ce lundi, la cour d'assises spéciale de Paris examine à nouveau l'affaire tragique de l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, survenu en octobre 2020. Quatre hommes, accusés de complicité, sont jugés en appel, dont deux originaires d'Évreux, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, âgés respectivement de 24 et 23 ans.
Les deux Ébroiciens, déjà condamnés à 16 ans de réclusion pour leur rôle dans le crime, maintiennent leur innocence, affirmant ne pas avoir été au courant des intentions meurtrières d'Abdoullakh Anzorov, l'assassin. La décision de cette cour d'appel pourrait ainsi raviver des débats houleux autour de la radicalisation et de la complicité dans des actes terroristes.
Selon France Bleu, Azim Epsirkhanov a été accusé d'avoir reçu 800 euros pour chercher une arme à feu, tandis que Naïm Boudaoud a conduit Anzorov jusqu'à Conflans-Sainte-Honorine, à proximité du collège où Samuel Paty a été tué. Pendant le procès de première instance, ils ont déclaré ne pas avoir été au courant du plan d'attaque, se présentant comme des amis ayant simplement voulu aider.
Achat d'une arme à feu et d'un couteau
Le rôle de Naïm et Azim a été particulièrement scruté, car ils auraient accompagné Anzorov pour acheter le couteau ayant servi au crime. Ils affirment que cet achat était destiné à être un cadeau pour le grand-père d'Anzorov, selon leur témoignage examiné précédemment. Ces déclarations, cependant, soulèvent des questions sur la banalisation du terrorisme au sein de certains cercles.
Le procès inclura également deux autres accusés : le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina, le père d'une collégienne visée dans cette affaire, qui ont été condamnés pour leur participation aux événements précédant l'assassinat. Un autre habitant d'Eure, reconnu pour son soutien à des actions terroristes, a également été sanctionné.
Les développements de ce procès en appel seront suivis de près, alors que la société française cherche des solutions pour combattre l'extrémisme violent et garantir la sécurité des citoyens. La presse et les téléspectateurs attendent la décision de la cour, qui pourrait avoir des implications sur les futures réformes judiciaires liées au terrorisme.







