« Dons, travaux, service à la personne... les réductions et crédits d’impôt pour vos dépenses de 2018 sont maintenus », assure l'administration. Mais quand les remboursements auront-ils lieu ?
En 2018, une année partagée entre changements fiscaux et incertitudes, le prélèvement à la source s'apprête à transformer notre manière de régler l'impôt. Pour éviter une double imposition, l’imposition sur les revenus de 2018 sera annulée grâce à un crédit d’impôt spécifique. Alors, que se passe-t-il pour les déductions et autres crédits d’impôt ? Rassurez-vous, ces avantages fiscaux demeurent. Voyons les détails.
1) Un remboursement des crédits et réductions d’impôt
Les crédits ou réductions d’impôt liés à des dépenses réalisées en 2018 seront remboursés l’année suivante, avec un acompte de 60 % versé dès janvier. Ainsi, à l’été 2019, après avoir soumis votre déclaration, vous pourrez bénéficier de ces avantages, qui concernent des éléments tels que :
- Dons à des organismes d’intérêt général et cotisations syndicales ;
- Travaux de rénovation énergétique dans la résidence principale ;
- Aménagement de la résidence principale pour les personnes âgées ou handicapées ;
- Versements sur un contrat d’épargne handicap ;
- Investissements locatifs au régime Pinel ;
- Investissements dans des fonds communs de placement dans l’innovation.
2) Acomptes et spécificités pour les services à la personne
Un point à noter : le crédit d'impôt pour les services à la personne sera anticipé avec un acompte de 60 % versé dès le 15 janvier 2019. Le reste vous sera remboursé en août suivant la déclaration de revenus. Ce mécanisme s’applique chaque année, ce qui permet même aux contribuables à faible ou sans impôt de bénéficier d'un remboursement.
3) Impact des déductions sur le taux de prélèvement
Concernant les charges déductibles, celles-ci jouent un rôle crucial, car elles influent sur le taux de prélèvement à la source. Par exemple, les pensions alimentaires versées en 2018 affecteront votre taux de prélèvement dès septembre 2019. À noter, les dépenses telles que les cotisations de retraite complémentaire et l'épargne retraite seront également prises en compte, mais nécessitent des versements réguliers. Cela incite à maintenir ses contributions durant cette période de transition pour ne pas risquer de perdre des avantages.







