Dans un tournant décisif pour son mandat, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a pris acte de la défaite de son référendum portant sur une réforme du système judiciaire. Ce projet ambitieux, qui visait à modifier la Constitution pour séparer les carrières des juges et des procureurs, a été rejeté par plus de 54% des votants, selon les premières estimations du ministère de l'Intérieur italien.
Giuseppe Conte, le leader du Mouvement 5 Étoiles, a salué cette victoire sur la plateforme X, en déclarant : "Nous l'avons fait ! Vive la Constitution !" La réforme, qui aurait également profondément remanié le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature, se heurte désormais à une forte opposition populaire.
Malgré cette perte, Meloni a clairement exprimé sa volonté de ne pas démissionner. "Les Italiens ont tranché. Nous respectons cette décision", a-t-elle affirmé dans une vidéo sur X. Elle a ajouté que cette situation n'altérerait en rien son engagement à travailler sérieusement pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui lui a été confié.
Des analystes politiques estiment que cet échec pourrait fragiliser sa position au sein du gouvernement. Le politologue Marco Almagro a commenté : "Cette défaite pourrait affecter négativement la confiance des électeurs envers Meloni et son équipe." Dans un contexte où la réforme du système judiciaire était présentée comme cruciale pour l'efficacité de l'État, la réaction du public restera un baromètre important des futurs enjeux politiques en Italie.
Les réactions se multiplient, et certains experts, comme la juriste Elena Rossi, soulignent déjà la nécessité d'un nouveau dialogue sur les réformes nécessaires pour moderniser le système judiciaire italien sans provoquer une division politique profonde. La route à venir s'annonce aussi complexe qu'intrigante pour la cheffe du gouvernement.







