Ce début de semaine est marqué par un nouvel épisode de pollution de l’air dû aux particules fines en Normandie, un phénomène souvent observé à la transition entre l’hiver et le printemps. Selon Atmo Normandie, si une amélioration est attendue mercredi, les citoyens ont également un rôle à jouer pour limiter l’aggravation de la situation.
Depuis le début de mars, Atmo Normandie a constaté six jours de pollution par des particules fines PM10, principalement en Seine-Maritime. Le lundi 23 mars, il a été observé que la majorité de la région était en rouge selon les indicateurs de qualité de l’air, à l’exception de la pointe sud-est de l’Orne. Christophe Legrand, directeur adjoint d'Atmo Normandie, explique : “Cette pollution est assez fréquente au début du printemps, due à des réactions chimiques dans l'atmosphère. Des gaz émis par les sols se transforment avec le réchauffement, créant des particules fines, surtout des nitrates d'ammonium.”
Ce phénomène peut donc sembler banal à cette époque de l’année, mais la fréquence des pics de pollution varie. Selon les experts, comme le souligne Legrand, “L'adoucissement des températures associé à des vents de nord-est peut amener des particules d'autres régions, augmentant la pollution.” Les conditions devraient s'améliorer rapidement avec l'arrivée de vents marins.
Une première amélioration attendue
Les départements de l’ancienne Basse-Normandie devraient commencer à ressentir un léger répit. Les indicateurs de pollution devraient passer au niveau jaune, ce qui indique une qualité d'air encore dégradée, mais moins importante. Les stations de mesure sur le front de mer, comme Ouistreham et Cabourg, continueront à afficher des niveaux critiques.
D'ici là, chaque citoyen peut contribuer à réduire les particules fines dans l’air. “Il est essentiel de poser des questions sur nos déplacements et l'utilisation du feu de bois pour des raisons esthétiques. Le brûlage de déchets verts, qui commence avec le jardinage de printemps, pose un problème sérieux en termes de pollution. Des alternatives de recyclage existent et devraient être utilisées au lieu du brûlage, qui est également interdit,” insiste Legrand.
Les autorités recommandent fortement aux personnes vulnérables de limiter leurs activités à l'extérieur. Ces épisodes de pollution peuvent exacerber leurs problèmes de santé comme les allergies, l'asthme ou les irritations respiratoires. Alors que l’amélioration se profile, agir collectivement est plus crucial que jamais.







