TotalEnergies a annoncé, le 23 mars à Houston, sa décision de se retirer des projets d'éoliennes en mer au large de New York et de la Caroline du Nord, pour se concentrer sur des investissements dans le secteur du gaz et du pétrole américains. Le groupe français a conclu un accord avec l'administration de Donald Trump, prévoyant une compensation de près d'un milliard de dollars pour cet abandon.
L'accord a été révélé au cours de la grande conférence sur l'énergie CERAWeek, où le ministre américain Doug Burgum et le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, ont signé le document lors d'une conférence de presse.
Patrick Pouyanné a qualifié cette entente de « gagnant-gagnant », expliquant que, face à la résistance de l'administration Trump à l'égard de l'énergie éolienne, la renonciation permettrait à TotalEnergies d'orienter ses fonds vers des projets plus en phase avec les attentes actuelles du marché énergétique américain. TotalEnergies a précédemment acquis ces concessions pour 928 millions de dollars avant la réélection de Trump, mais a décidé de les suspendre fin 2024 face à l'hostilité du nouveau gouvernement.
Diverses entreprises ont choisi de contester les décisions judiciaires concernant leurs projets, mais TotalEnergies a décidé de faire preuve de « pragmatisme » en négociant avec les autorités américaines. Selon Pouyanné, ses études ont révélé que « l'éolien en mer n'est pas la méthode la moins rentable pour la production d'électricité » sur le territoire américain.
Dans le même temps, TotalEnergies redirigera ses investissements vers des projets de gaz naturel liquéfié, tels que le projet Rio Grande, renforçant ainsi sa présence sur le marché énergétique américain. Doug Burgum a salué cet accord, permettant à TotalEnergies de « rediriger les fonds vers une production énergétique fiable », tout en soulignant que l'administration actuelle privilégie les « réalités énergétiques » sur les « fantasmes climatiques ».







