Le système de retraite progressive, en vigueur depuis le 1er janvier 2018, joue un rôle clé pour les seniors souhaitant alléger leur charge de travail tout en préservant leur niveau de revenu.
Qu'est-ce que la retraite progressive ?
Ce mécanisme offre la possibilité de combiner une activité salariée à temps partiel avec des revenus de retraite, tant de base que complémentaires. En travaillant à temps partiel, les salariés continuent à valider des trimestres et à accumuler des points de retraite (Arrco et Agirc pour les cadres).
Conditions d'accès au dispositif
Pour bénéficier de la retraite progressive, les salariés doivent :
- Être âgés d'au moins 60 ans,
- Avoir validé 150 trimestres d'assurance,
- Travailler à temps partiel (entre 40% et 80% de la durée légale). Ainsi, dans une entreprise à 35 heures par semaine, cela représente 14 à 28 heures de travail.
Depuis 2018, même ceux ayant plusieurs employeurs peuvent prétendre à ce dispositif, ce qui est particulièrement avantageux pour les aides à domicile et assistantes maternelles.
Le rôle de l'employeur et le calcul de la retraite
L'employeur ne peut s'opposer à la retraite progressive si le salarié travaille déjà à temps partiel et remplit les conditions requises. En revanche, ceux en contrat à temps plein peuvent faire face à un refus.
La part de retraite versée dépend du taux de temps partiel : ainsi, à mi-temps, on perçoit la moitié de sa retraite, tandis qu'à 80%, ce sera 20%. En gros, la fraction correspond à 100% moins le pourcentage de travail effectué.
Pour calculer cette fraction, la retraite est évaluée comme si elle était liquidée au moment de l'entrée dans le dispositif, avec une possible application d'un abattement si des trimestres manquent.
Les démarches pour activer ce droit incluent le dépôt d'une demande auprès des caisses de retraite, incluant une attestation de l'employeur sur la durée de travail. Si l'employé est à temps plein, un rendez-vous avec la caisse est nécessaire pour déterminer la pension à percevoir.
Une fois la décision d'opter pour la retraite progressive prise, il faut la soumettre à l'approbation de l'employeur, qui n'est pas obligé d'accepter.







