Il est devenu essentiel de remplacer rapidement le glyphosate et autres produits phytosanitaires par des alternatives naturelles. Ce processus, connu sous le nom de biocontrôle, utilise des mécanismes naturels pour protéger les cultures. Analysons cette approche plus en détail.
Biocontrôle : une approche biologique innovante
Les pressions exercées par les lobbys des pesticides ont retardé l'interdiction du glyphosate, précédemment prévue pour 2021, malgré son classement par l'OMS comme "cancérogène probable". Le Président Macron a promis que cette interdiction sera effective dès que des solutions alternatives seront mises en place. L'INRA d'Antibes travaille activement sur l'éradication des pesticides, anticipant l'interdiction des néonicotinoïdes, réputés nuisibles aux abeilles. Pour faire face à ces défis, les chercheurs concentrent leurs efforts sur le biocontrôle.
Pour comprendre le biocontrôle, prenons l'exemple des pucerons sur les rosiers : introduire des coccinelles permettra de contrôler cette infestation. Chaque type de nuisance peut être combattu grâce à des insectes, bactéries ou phéromones spécifiques, et cette méthode est constamment améliorée et adaptée.
Les enjeux et perspectives du biocontrôle
Il est crucial de favoriser la lutte biologique pour préserver la santé publique ainsi que la qualité des sols et de l'eau. Cependant, les techniques utilisées par les agriculteurs biologiques ne suffisent pas encore. Pour inciter les grands exploitants conventionnels à adopter ces méthodes, il faut des solutions efficaces et faciles à appliquer sur de vastes surfaces. La validation de ces techniques prend du temps, mais elle est nécessaire.
De plus, l'émergence d'insectes nuisibles, comme le frelon asiatique, complique la situation. Ces nuisibles n’arrivent souvent pas avec leurs prédateurs naturels. Les chercheurs doivent donc travailler à acclimater ces prédateurs à l'environnement européen, un processus long. Une fois qu'une méthode de biocontrôle fonctionne en laboratoire, elle doit être testée sur le terrain. Ce chemin peut mener à des échecs, mais le succès sera publié et pourra attirer l'intérêt des industriels pour une production à grande échelle.
Malgré une prise de conscience croissante, le biocontrôle représente actuellement seulement 5 % du marché des insecticides. Parmi les solutions biologiques populaires, la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) est largement employée contre certaines larves. D'autres projets prometteurs incluent une micro-guêpe pour lutter contre le carpocapse ou des solutions pour remplacer les néonicotinoïdes par des couches protectrices comme l'huile de paraffine. L'avenir semble donc prometteur.







